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Red hot chili peppers: Palais omnisports de Paris Bercy, 19 octobre 2011
Avec deux concerts au Palais omnisports de Paris Bercy, les Red hot chili pepperss'offrent un petit tour de chauffe, histoire de (re)tester le public parisien avant de s'attaquer au Stade de France en 2012. Ca passe ou ça casse?
Les Red hot chili peppers en 2011, c'est le groupe que beaucoup de monde attendait au tournant. Cinq années après la sortie de leur dernier album (le double cd Stadium arcadium, 28 chansons au compteur), trois ans après le dernier concert en France, Anthony Kiedis (et son nouveau look qui le fait ressembler au chanteur des Sparks), Flea et ses potes sont de retour pour remettre les choses en ordre au pays du rock à tendance funky-fusion. Enfin quand on parle de potes, on devra se passer désormais du guitariste virtuose John Frusciante parti vers d'autres cieux musicaux et remplacé par Josh Klinghoffer, un de ses potes justement. La mission n'est pas gagnée d'avance, puisqu'il faudra introduire ce soir le nouveau gratteux, les nouvelles chansons (alors que le dernier opus a été accueilli, on va dire, poliment…) et faire en sorte que la grosse partie du public de ces deux soirs sortent de la salle en n'ayant qu'une seule idée fixe, se ruer sur les billets récemment mis en vente du prochain concertprévu : le Stade de France et ses 80000 places. Pas gagné même si les deux soirs de cette semaine ont été complets en… cinq minutes.Pour la première partie, les Red hot chili peppersn'ont pas donné dans le facile, ni l'économie, ce sont Femi Kuti et ses musiciens au grand complet qui investissent la scène. Bonne occasion pour Flea le monstrueux bassiste des Red hot et du petit bleu de guitariste de venir taper le bœuf avec le fils du maître de l'afrobeat. Résultat, un solo de basse d'anthologie. Excellente expérience dira Flea plus tard dans la soirée. Les absents on paraît-il toujours tors, cela se vérifie une nouvelle fois ce soir.Changement de décor, enfin on devrait dire plutôt, mise au placard du décor. Les RHCP ne donnent pas dans la démesure scénique, mais dans la sobriété de bon goût: des écrans, des petits, un plus grand derrière, une scène vide et c'est tout. On remarque juste une chose: deux musiciens additionnels ont bien leur matos sur la scène, mais derrière les enceintes de retour et la batterie. Ambiance, chacun sa place chez les RHCP.Pour l'entrée en scène aussi, c'est sobre., pas de scénographie compliquée à la U2, juste quatre gars (+ deux donc) qui arrivent à la cool. Cela sera le moment le plus calme de la soirée. Attention, RHCP joue vite, joue fort, mais possède, chose rare à Bercy, un son impeccable. On attaque le vif du sujet dès le premier morceau avec Monarchy of rose qui ouvre le dernier album puis dès le second titre on lance l'offensive sur la collection personnelle des singles du groupe enchaînant Dani California extrait de Stadium arcadium et Scar Tissue. Qui dit mieux? Au total, le groupe ne va pas souffler souvent, en une heure trente montre en main, RHCP aura aligné imperturbablement 22 titres, boostant des classiques comme Californication ou By the way (merci Josh Klinghoffer… bienvenue chez les Red hot, on t'aime déjà), maltraitant dans le bon sens du terme les nouveaux titres qui prennent en live une nouvelle dimension, reprenant Jimi Hendrix (Fire) ou encore Robert Johnson (They're red hot) avant de se finir sur une version démoniaque de Give it away avec Femi Kuti au saxo s'il vous plaît.Enfin, pour la faire courte, le concert est juste techniquement parfait, rien à dire ces garçons ont la classe absolue! Mention spéciale au light show impeccable et aux vidéos. Maintenant, si on veut faire le difficile, le groupe aux 11 singles envoyé directement dans les charts US (un record paraît-il) a quand même fait ce soir le minimum syndical en matière de temps et ne brille pas particulièrement pas par son contact avec ses fans pourtant au taquet. Un exemple? Anthony Kiedis ne s'adresse pratiquement pas au public laissant Flea le faire à sa place, c'est assez désagréable, non,? Bref, les Red hot chili peppers en concert, c'est puissant, mais pas très chaleureux. Gros handicap au Stade de France quand même. Le dernier album s'appelle I'm with you. Hum, visiblement ce message n'était pas destiné au public. N'est-ce pas, Anthony?Photo : Benoit RonySet list:Monarchy of rose, Dani California, Scar tissue, Look around, Emit Remmus, Tell me baby, The adventures of rain dance Maggie, Throw away your television, soul to squeee, Factory of faith, Fire, Jungle man, If you have to ask, Can't stop, Under the bridge, By the way.Rappel: Californication, Sir Psycho sexy, They're red hot, Give it away.
Frédéric Fahy
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