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Rihanna : Paris Bercy, Mercredi 28 avril 2010
Ne vous fiez pas au visage de poupon de cette petite Barbadienne ! Rihanna est une vraie belle machine de guerre !
Plus d’une heure et demi de concert et prés de vingt-cinq titres. La jolie Riri a vraiment donné le meilleur d’elle-même à son public parisien. Un public surchauffé (dans tous les sens du terme) qui aura du attendre vingt-deux heures pour voir la star faire son apparition. Juste le temps pour une demi-douzaine de jeunes filles de tomber dans les pommes dans la fosse (et l’hécatombe, vu le monde et la chaleur, durera toute la soirée). Dés le départ, le ton est donné : la demoiselle a sorti, encore plus que d’habitude, la très grosse artillerie. Pour son Last Girl On Earth Tour, on le savait, on allait s’en prendre plein les yeux et plein les oreilles pour un show grandiose et excentrique façon Lady Gaga. Sur les écrans géants, une vidéo nous parle du monde cauchemaresque de la chanteuse. Et là, on passe direct en mode Mad Max.
Un petit Mad House pour introduire et elle arrive du fond de scène sur une plateforme qui s’élève ensuite dans les airs pour Russian Roulette. Habillée d’une longue robe noire, toujours avec sa frange punk blonde décolorée qui lui barre la moitié du visage, elle appuie sur un bouton et ses habits s’illuminent de diodes rouges clignotantes. Des soldats armés de fusils roses fluos arrivent alors et l’exécutent sans sommation. Le show s’enchaine à une vitesse dingue, ne laissant parfois pas le temps d’en digérer toute la richesse. Pour Hard, la belle a déjà changé sa tenue et elle arbore maintenant un body rose à paillettes avec des bottes noires, toujours à paillettes. Entourée de ses six danseurs, elle s’avance sur la scène-tapis roulant qui se trouve au milieu du public puis chevauche son char toujours rose fluo avec un casque-oreille de mickey pour tirer un coup de semonce. Arrive le tour de Shut Up and Drive et du solo de guitare électrique. Car, pour l’accompagner, pas moins d’un batteur, trois guitaristes-bassistes, deux claviers et deux choristes (qui se changeront au moins autant qu’elle de tenue). Sur la scène du milieu, une voiture toute cabossée et remplie d’écrans vidéo sort de terre, des danseurs à son bord et Rihanna profite du morceau pour faire monter une fan du public, lui donne une batte et lui montre comme on frappe sur la carrosserie.
Même background apocalyptique pour Fire Bomb, qu’elle interprète sur fond d’image de champignons nucléaires. Pour Disturbia, bien sombre, quatre immenses créatures montées sur échasses, avec des picots partout, arrivent pour l’encercler alors que d’autres êtres de la nuit leur montent dessus. Très rock depuis le début, Rihanna confirme ce tournant musical avec Rockstar 101, titre ultra énergique pour lequel elle arrive du plafond, sur une estrade, habillée d’un body (presque string) manches longues en vinyle noir avec des cuissardes à talons de la même matière. Sexy en diable, sensuelle à en crever, elle se dirige sur le bout de la plateforme, s’empare d’une guitare électrique et en joue. Plutôt bien. Un feu d’artifice vient d’ailleurs accueillir sa prestation. Rude Boy enflamme alors le public et la belle danse entourée de faux cameramen habillés comme dans sin clip. Petit moment de douceur, elle vient ensuite s’asseoir sur son tank avec ses choristes et ses guitaristes pour de trés jolis acoustiques Wonderwall et Hate That I Love You. On continue dans les ballades avec Rehab, morceau pour lequel elle ondule son corps sur un canapé de cuir noir.
Suite des moments tendresse avec l’apparition d’un piano à queue noir qui glisse doucement depuis le fond de la scène alors que Rihanna, body noir avec une épaulette en enchevêtrement de pellicules de film, interprète Unfaithfull, suivi de Stupid In Love, assise sur le dit-piano.
Pour Te Amo, changement d’ambiance. Deux filles habillées façon bondage sortent du sol et sont portés en l’air par une structure métallique en dessous de laquelle elles exécutent des figures artistiques. Alors que des danseurs entourent Rihanna. Ca s’existe alors vraiment avec Pon de Replay, où Rihanna ré-apparait dans un grand cube blanc, arborant des lunettes et une combinaison asymétriques en grillages « façon » plastique blanc. Avec ses danseurs hip-hop fluos, elle fait lever et danser tout son public. Pour Breakin Dishes, la diva s’offre une petite séance de batterie folle alors que The Glamorous Life débute avec de furieux solos de guitares électriques. Pour SOS, le côté Mad Max continue avec des infirmières et des hommes armés de masques à gaz qui sortent, en dansant, du char.
S’adressant à son public, ce « Parrrris » dont elle aime à rouler le « r », elle s’assoie alors sur scène et lui dédicace la ballade Take A Bow. Mais la pause est de courte durée puisque s’enchainent alors Wait Your Turn, où elle revient en militaires à paillettes noires en cycliste et soutien-gorge, suivi de Live Your Life, Run This Town et, pour terminer, bien sûr, Umbrella. Ce concert époustouflant se termine alors avec un lancer de confettis roses dans tout Bercy. Juste une tuerie !
Setlist
Mad House - Russian Roulette - Hard - Shut Up And Drive - Fire Bomb - Disturbia - Rockstar - 101 - Rude Boy - Wonderwall - Hate That I Love You - Rehab - Unfaithful - Stupid In Love - Te Amo - Pon De Replay - Don't Stop The Music - Breakin Dishes - The Glamorous- Life - SOS - Take A Bow - Wait Your Turn - Live Your Life - Run This Town -Umbrella
Adeline Lajoinie
Lajoinie Adeline
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