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Rob Zombie: Hellfest 2011
Rob Zombie

Rob Zombie: Hellfest 2011

On s’attendait à du grand spectacle avec cette visite exceptionnelle de Rob Zombie dans l’hexagone, mais l’animal a préféré voyager léger…

Le décor était certes plaisant, avec de grandes reproductions de King Kong, le loup garou (version Larry Talbot), et la créature de Frankenstein (version Boris Karloff), mais éclairé à la bougie et sans le moindre effet pyrotechnique, il n’a guère fait illusion bien longtemps. Certains ont finalement apprécié que Rob écourte le show de près d’une demi-heure. On se délectait à l’avance en voyant les images du show américain sur YouTube et c’était probablement l’erreur principale. Sur une scène pharaonique, les créatures les plus improbables se succédaient dans un déluge d’explosions et de fumée, pendant que des écrans géants projetaient des images de la riche vidéothèque de Rob qui est par ailleurs cinéaste de talent, faut-il le rappeler ? Mais, pour ce détour par Clisson, rien de tout ça, ou si peu. Juste des toiles qui, roulées, doivent tenir dans sa trousse de toilette. D’autant qu’il avait visiblement oublié son savon. On pouvait se faire une raison et se dire qu’après tout on n’était pas venu voir Zombie, toujours déguisé en super-clodo, faire son ciné mais plutôt nous délivrer un vrai concert, d’autant que le remarquable dernier album (Hellbilly Deluxe2) possédait son lot de cantiques à reprendre en chœur avec une assemblée de fidèles. Mais, même là, ce fut une déception, avec deux maigres extraits (“Sick Bubblegum” et “Mars Needs Women”). Pas de “Jesus Frankenstein”, “Werewolf Women Of The SS”  ou “What?”, jouées pourtant en Angleterre, En Autriche, aux Pays-Bas, en Suisse ou en Belgique… On sent le gaz, Rob ? Et pas non plus de délicieuses reprises de Eurythmics, Led Zeppelin, Michael Jackson ou AC/DC qu’il distille les jours où il est bien luné. Les seules reprises seront celles, prévisibles, de White Zombie (“More Human Than Human”, “Super-Charger Heaven”, “Thunder Kiss ‘65”). Rob avait donc surtout choisi d’évoquer son premier album solo, Hellbilly Deluxe, avec un “What Lurks On Channel X” lancé d’entrée, suivi par “Superbeast”. “Living Dead Girl” et “Demonoid Phenomenon” ne tarderont pas à succéder, tandis que “Dragula” conclura l’affaire plus rapidement que prévu. Sans aller jusqu’à dire que le carnaval habituel de Rob lui permet de cacher la misère, il fallait tout de même se rendre à l’évidence. Lorsque le seul centre d’intérêt reste la musique, ce n’est ni le chant, tout de même très monocorde, ni les performances instrumentales qui permettaient de tromper l’ennui qui s’était vite installé. On était en droit d’en attendre bien mieux, surtout de la part de John 5 qui n’en a guère profité pour faire des étincelles avec sa guitare. Moralité, aussi sévère soit-elle, la prochaine fois, on se contentera de YouTube. Photo : Benoit Rony

Jean-Pierre Sabouret


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 Artiste
 Rob Zombie


 Aftershow(s) Date publication
 Rob Zombie: Hellfest 2011 30/06/2011



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