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Sebastien Tellier : Printemps de Bourges 2008
Est-ce que Sébastien Tellier est fou ? Peut-être pas mais il est vraiment fantasque, ça c’est certain ! Son petit show au 22 Ouest l’a prouvé une nouvelle fois.
Petit pull bleu, jean gris, grosse barbe et énormes lunettes noires, telle est le costume de scène du chanteur-électro à la mode. Entouré de deux claviers et d’un batteur, cachés derrière un brouillard rose, Sébastien Tellier débute avec une guitare géométrique, par un morceau énergique. Puis il divague : « J’ai envie de vous parler de ma mère. Francine Bacon. On aimait beaucoup le cochon dans la famille. Non, elle est nulle cette vanne. » Silence. « La femme de Muriel Robin, vous connaissez ? » Re-silence. « Et l’eurovision .» Petits cris. Et il entame le tube qu’il va présenter au nom de la France au fameux concours européen de chanson. Les morceaux qui suivent sont presque tous issus de son dernier opus, Sexuality. Le chanteur fait donc de petits gestes lascifs, danse d’une manière quelque peu sexy, présente une chanson comme « étant celle de la bisexualité », une autre comme « l’histoire d’amour ente moi et le petit robot Guy-Man (membre des Daft Punk qui a réalisé son album). » Et il fait surtout le cabot. Il quitte la scène pour aller se chercher à boire ou une cigarette. Il mime le piano à la fin des morceaux, fait un peu mine de s’ennuyer derrière son micro.
Après ses titres très sensuels, il reprend sa guitare, la fait crier quelque peu et entame un morceau très rock avec une voix d’outre-tombe. Malheureusement, ce n’est pas suffisant pour réveiller un public peu nombreux et perplexe devant les incongruités de l’artiste. « C’était, comme tout le monde l’a bien compris, une chanson sur les indiens d’Amérique » explique t’il après le titre. C’est déjà la fin de ce mini-concert (40 minutes) et il se pose au piano. Dans le public, on lui crie : « Chabal il a pas besoin de lunettes de soleil pour jouer, lui ! » Ca fait rire Sébastien. Il entame donc son solo au piano puis s’interrompt, prétextant que « c’est dans la chanson, je vous jure. » Ses petites excentricités commencent à lasser et le public quitte peu à peu à la salle, avant même la fin de ce dernier morceau.
C’est ce qu’on appelle un léger bide, non ?
Adeline Lajoinie
Lajoinie Adeline
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