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Skin : Printemps de Bourges 2006
Skin, ex leader de Skunk Anansie, débarque à Bourges pour présenter son deuxième album solo Fake Chemical State dans la salle 22 ouest pour mettre la scène à feu. Féline et survoltée, elle arrive la rage au ventre dans son style glam-rock très nerveux, jetant à terre le pied de micro dès qu’elle le peut et grimpant sur la batterie pour mieux sauter.
Energique est le mot adéquat pour définir la puissance et le charisme scénique de Skin, ses nouvelles chansons bien que plus tourmentés, gardent une pêche lui étant propre comme sur "Alone in my room" ou "Don’t need a reason", où l’on ressent vraiment que cette Grace Jones d’aujourd’hui vit ses paroles et sa musique sans compromis.
"Fleshwounds", son premier album, est aussi présent dans les morceaux de la setlist ainsi que trois reprises de Skunk Anansie dont le single les ayant rendu célèbre : Hedonism dans une version acoustique plus légère et plus agréable. Le public n’est pas très présent pour ce concert à une heure du matin mais Skin ne se démonte pas pour autant et donne tout ce qu’elle a pour ses fans et des spectateurs étonnés par cette rage qu’elle montre et qu’elle exulte.
Très professionnelle, elle termine le set par son nouveau single Just Let the Sun, plus pop rock FM mais très efficace. Skin et son groupe ne se fatigue même pas à quitter la scène pour un pseudo rappel, ils demandent directement au public si ils en veulent encore, la réponse est évidente et le groupe exécute I Can Dream de Skunk pour conclure avec toute la force de ce morceau alternatif.Skin est moins féroce mais surtout a l’air moins épanouis que pendant la période Skunk Anansie, groupe ayant fait d’elle une égérie punk rock.
Un concert restant tout de même corrosif mais qui donne le sentiment d’un passé musical encore trop présent.
Donc trois bonnes raisons de voir Skin : la première est cette incroyable charisme qu’elle sait dégager face à son public. La deuxième : les nostalgiques et ceux qui ont raté Skunk Anansie ont une séance de rattrapage et la troisième est qu’on prend plaisir à être spectateur d’une artiste qui sue et qui se donne à fond pour son Glam rock de très bonne augure et son public. Movin’!
Frédéric Fahy
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