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Skip the Use : Marsatac (Marseille), le 01 octobre 2011
Depuis le temps qu'ils tournent, les Lillois savent tenir un set, peu importe où ils se trouvent. Aux petites heures de la nuit ou en guise d'échauffement d'une soirée electro de festival, Skip The Use remplit la salle et donne tout ! Marsatac a eu raison de compter sur eux pour ouvrir le bal.
Ce qu'il y a de bien avec Skip The Use, c'est qu'on a pas le temps de réfléchir. Le set à peine commencé, les slams fusent déjà sur ?Antislavery', c'est pour dire. Le groupe part ensuite en disco glam sur ?Off Me' et la foule est en délire. Sur la scène, Matt est déjà torse nu campé sur ses retours à hurler " Turn me on " sur ?She's My Lady', organisant la salle en chorale.Les chansons partent dans tous les sens, mais n'ont toutes qu'un seul but, faire danser. C'est dans ce sens qu'a été écrit leur premier album : dans la verve ska, punk, ragga, soul, rock… il y en a pour tous les goûts !Matt, seul survivant du groupe de punk Carving, s'est posé pour composer un album de live, et depuis 2008 s'emploie avec son groupe à faire suer dans la bonne humeur toutes les salles de France.Le truc en plus, c'est la prestation scénique. Les gars ont le sens de la fête et du show ! Ils sont pas du Nord pour rien ! Et Matt tient une salle dans le creux de sa main, mais c'est pas sans mouiller la chemise : il saute dans tous les sens, tel un diable de Tasmanie. Matt communique aussi beaucoup avec le public, engageant la foule à faire connaissance, ou à faire un max de bruit pour ceux dehors qui n'ont pas pu rentrer. Du coup, la salle répond en chœur, pressée de participer à la vue d'autant d'énergie déployée.Une fois la salle bien à l'aise, Skip The Use n'a aucun mal à balancer des nouveaux morceaux, car un deuxième album est déjà dans les starting blocks ! Les mélodies sont tout autant irrésistibles et tout le monde suit le refrain de ?P.I.L' au pied de la lettre : " We gotta keep on dancing ". Personne ne remarque la différence entre les anciennes et nouvelles compositions, ce qui rassure au sujet de leur signature chez une major.Il fait déjà une chaleur à crever, mais Matt veut qu'on foute le bordel ! C'est limite si on ne se réjouit pas que le set de Cascadeur commence à la Cartonnerie, pour pouvoir enfin respirer dans la salle du Cabaret Aléatoire.C'est ainsi qu'allégés des touristes, on peu atteindre le point de non-retour : " On en a plus rien à branler " nous affirme Matt. Manamax, derrière lui à la batterie, s'agite dans tous les sens, de loin on dirait qu'il fait n'importe quoi bourré, et pourtant chacune de ses pêches touche le nerf dansant !?Give Me' nous emmène cette fois dans les années 70, " quand les pantalons nous moulaient les burnes "… Mais avec une fin à la Iron Maiden, histoire de se marrer. Le final sera à la hauteur du set : Matt fera accroupir tout le monde sur ?Bullet In My Head' afin de mieux rebondir, donnera une deuxième jeunesse à ?Song 2' de Blur - et au public du même coup, et on finira comme des connards sur ?Bastard Song'.Comment on reconnaît quelqu'un qui sort d'un concert de Skip The Use ? Il a une putain de banane en guise de sourire !
Agnès Bayou
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