Waxx-Music
   
Rechercher par artiste ou mot clé
 
Waxx mobile
 
Accueil > News-Chroniques > Aftershows > Skunk-Anansie-nbsp-L-Olympia-22-f-eacute-vrier-2011
 
Skunk Anansie : L'Olympia, 22 février...
Skunk Anansie

Skunk Anansie : L'Olympia, 22 février 2011

Troisième escale parisienne en un peu plus d'un an pour Skunk Anansie. À ce rythme, on pourrait penser que le public – et le groupe - finiraient par se lasser. C'est tout le contraire.

L'Elysée Montmartre, Rock en Seine, aujourd'hui l'Olympia et bientôt le Zénith (sans compter au moins autant de dates en province), le moins qu'on puisse dire c'est que Skunk Anansie aime la France. Sur la route depuis deux ans, d'abord pour promouvoir un best of puis un nouvel album sorti dans la foulée, le quatuor londonien ne ménage pas ses efforts depuis sa reformation pour satisfaire son public. Pris dans l'élan de ces tournées à répétitions, le groupe est d'ailleurs progressivement monté en puissance et culmine désormais à un niveau de synergie jamais atteint (de son propre aveu) ; les résultats sur scène sont spectaculaires. Ayant tiré des leçons des excès qui menèrent une première fois le groupe à la dislocation, les membres de Skunk ont appris à s'économiser entre les concerts : alimentation équilibrée, modération, séances d'exercice, jours de repos et siestes planifiées sont les garants d'une longue série de concerts à l'intensité toujours maximale. Des préceptes également appliqués à la set-list, méticuleusement étudiée pour canaliser les énergies tout au long de la soirée, histoire d'amplifier les effets au moment d'ouvrir les soupapes.

On commencera donc le concert sur un coup de semonce : "Yes, it's fucking political" et son riff parabolique façon Rage Against The Machine. Sur scène, une batterie légèrement surélevée ceinte de deux murs d'amplis, quelques pieds de micro, des musiciens à fond et rien de plus : on est bien à un concert de rock. Le son est gigantesque. Skin, parée de plumes dans sa combinaison en latex et perchée sur d'improbables platform-boots, domine les débats électriques. Sa voix légendaire et vibrante, comme perchée au meilleur hélium de contrebande, convie l'Olympia à l'hystérie. Malgré les dix ans qui les séparent, "Charlie Big Potato" et "Because of You" mettent tout le monde d'accord. Juste après, c'est au tour de "God Only Loves You" (extrait du nouvel album) de convaincre les derniers sceptiques. Les morceaux mythologiques ("Secretly", "I Can Dream"…) s'enchaînent avec les nouveaux ("Over the Love", "The Sweetest Thing", "My Ugly Boy") comme s'ils n'étaient jamais partis. Une fois débarrassée de ses épaulettes emplumées et de ses bottes de l'espace (discrètement replacées par des baskets noires – beaucoup plus indiquées pour ses acrobaties habituelles), Skin passe enfin la seconde et commence son numéro d'équilibriste, d'abord sur les retours, puis le rail de sécurité, pour finir plus tard debout sur les épaules d'un fan, en plein milieu de la fosse, sous les ovations d'un public chauffé à blanc.

Arrivés à mi-chemin, les Anglais rétrogradent et mettent pour un temps une sourdine à leur furie : "Weak", "Brazen (Weep)" (enfin de retour dans la setlist après une période de friche, quoiqu'un peu timide sur le refrain) et "My Love Will Fall" calment un peu les esprits. Alors que l'ambiance menace de sérieusement retomber, la basse discoïde de "Twisted" tranche à temps dans la guimauve et annonce le crescendo rock qui nous amènera jusqu'au rappel en un même hurlement : "Feeling the Itch", "On my hotel T.V.", "Tear the Place Up" et "The Skank Heads" assènent tour à tour leurs riffs toujours plus lourds, mettant aussi bien en péril les cervicales du spectateur que sa santé mentale. Et alors qu'ils feignent une première fois de quitter la scène, les musiciens seront raccompagnés par une standing ovation unanime. Le rappel commencera seulement quelques minutes plus tard (encore une marque de respect : ne pas faire durer la farce trop longtemps), sur le très attendu "Hedonism (Just because you feel good)" où là encore, Skin laissera le soin au public de chanter le premier refrain. "You Saved Me" et surtout un "Little Baby Svastika" totalement désaxé complèteront en beauté ce premier rappel… Car avant de se dire au revoir, le groupe reviendra une dernière fois pour nous "renvoyer à la maison avec quelque chose de sympa, de cool et de joli. Comme vous", conclura Skin, un sourire radieux lui bouffant tout le visage. Nous partirons donc avec une sublime version acoustique de "You'll Follow Me Down" collée aux oreilles…

Des cris, des frissons et des décibels : Skunk Anansie nous a rappelé ce qu'est un vrai concert de rock.

Michael Rochette

Michael Rochette


Share

 Envoyer cet article à un(e) ami(e)

     
     
 Artiste
 Skunk Anansie


 News Date publication
 Skunk Anansie, rock dans tous ses états 25/04/2011
 Skunk Anansie Vs Björk 25/02/2011
 Gorillaz, rejoint par l'Evangeliste 09/01/2011


 Aftershow(s) Date publication
 Skunk Anansie : L'Olympia, 22 février 2011 23/02/2011
 Skunk Anansie : Rock en Seine 2010, Vendredi 27 août 27/08/2010


 Interview(s) Date publication
 Interview de "Skunk Anansie" 14/02/2011



Mon espace |           Pas encore inscrit ?

LOGIN :
PASSWORD :
*Vous avez oublié vos identifiants : cliquez-ici