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The Chemical Brothers: Vieilles Charrues 2011, Carhaix
Étourdissant de beauté et de richesses visuelles, le show final des Chemical a clôt les vingt ans des Vieilles Charrues avec panache.
On nous avait prévenus via l’application I phone des Charrues : une petite surprise aurait lieu juste avant le concert des Chemical Brothers, sur la grande scène, dernier rendez-vous de ces cinq jours de musiques bigarrées. Il était question d’un retour sur scène de DJ Zebra. Mais c’est un véritable son et lumière auquel nous avons eu la chance d’assister. Un medley musical de très haute qualité sur un immense feu d’artifice, qui n’en finissait plus de nous faire bondir le cœur de bonheur. Magique, féérique, à couper le souffle. L’on aurait très bien pu s’arrêter là. Mais non, les Chemical Brothers nous promettaient de bien belles performances. Dès les premières notes d’Another World, une immense douche de lumières vertes entoure la cabine des deejays. Le son explose mais on ne s’en plaindra pas, vu la qualité des beats ici proposés. Il est clair que face à des artistes pareils, Guetta fait finalement le gentil organisateur du Club Med. Tout le monde s’en donne à cœur joie. Quelque que soit l’âge, ça saute et ça danse dans tous les sens malgré la pluie qui, décidément, ne nous aura jamais lâchée ! De leurs sept albums, les deux Britanniques n’ont quasiment choisi que des titres très dancefloors. Mais vu l’heure tardive, cela s’y prête parfaitement. On enchaîne donc avec Do It Again, Get Yourself High, Horse Power, Chemical Beats, Swoon, The Swoon Arpeggios, Star Guitar, Three Little Birdies Down Beats, Hey Boy, Hey Girl, Galactic Phase Shift… Les jeux de lumière et les vidéos sont hallucinants. La technique est impeccable et il y a autant à voir qu’à entendre. L’on commence par des clowns aux dents acérées, beaucoup de géants danseurs de break tout en lumières, des balles bondissantes, des pots de peinture explosés contre les murs, des tas de visages en noir et blanc qui défilent, des chevaux en origami lancés au galop et des formes géométriques qui partent dans tous les sens. Les scènes mises en images sont souvent ubuesques, proches d’un mauvais rêve comme ce couple qui n’en finit pas de tomber lors de Swoon ou cet homme qui monte une échelle ad vitam aeternam. Les tubes ont un effet ultra galvanisant sur le public, Hey Boy, Hey Girl et Block Rockin’ Beats, le dernier titre, en tête. Mais dés le deuxième tiers du show, l’assistance est déjà en transe pour Don’t Think, Out Of Control, Saturate, Believe, Escape Velocity ou Superflash. Car le duo s’amuse très souvent à mélanger les morceaux, offrant au spectacle un côté un peu inédit (même si l’on sait bien que la setlist de leur tournée n’a pas bougé d’un pouce de tout l’été). Et c’est avec le sentiment d’avoir vécu une expérience unique et hors du commun que l’on quitte ce vaisseau très spatial et entrainant.
Adeline Lajoinie
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