|
The Datsuns : Live au Point Ephémère (Paris), 6 mars 2009
Situé au bord du Canal Saint-Martin, sur le quai de Valmy, le Point Ephémère bénéficie d'un certain charme résolument rock'n'roll. Il est bondé ce soir pour la venue des néo-zélandais des Datsuns, et la bière coule à flots à l'intérieur tandis que la première partie mouille le maillot.
Les français de Lafayette envoient leur rock efficace, se faisant tour à tour puissant et mélodique. Et même les deux tiens! Parfaitement en place et avec un son plus que correct, le groupe emmené par une chanteuse black qui porte le show sur ses épaules fait une très bonne impression à tous les convives, à part peut-être au gaillard qui demande plus de solos de guitare. Et oui, c'est une constante: à chaque concert pendant la première partie il y a un gars qui se sent obligé de faire des blagues au groupe sur scène entre les chansons. Rappelez-vous, vous en avez tous connu un!
L'ambiance monte d'un cran, voire de deux quand arrivent les Datsuns. Ils ne font pas le haka, mais lâchent une petite intro, et le titre "Sittin' Pretty" (qui figure dans la bande-son du jeu vidéo Jackass) vient déchaîner le public. Les verres se lèvent, les mains aussi, les danseurs s'agitent, et une nouvelle constante: le mec qui veut faire son costaud-romantique en prenant sa copine sur ses épaules. C'est mignon tout plein, mais quand on est au milieu de la fosse c'est plus sympa d'éviter, histoire que les gens derrière puissent un peu voir ce qui se passe quoi... Une fois la copine pendue à un noeud coulant au plafond (bah quoi elle voulait prendre de la hauteur non?) et les jambes de l'inconvenant brisées, place au show. Mais niveau visibilité, la colonne qui se trouve devant la scène n'est pas super pratique non plus.
Du coup le guitariste blondinet disparaît derrière. Mais on l'entend et c'est là le principal. Les Datsuns, pas si perdus que ça entre le rock garage et le métal, se mettent à headbanger (ils secouent leurs longues chevelures) comme dans Wayne's World devant un public conquis. Ca joue vite et bien, c'est puissant, et les tubes comme "Motherfucker From Hell" (une chanson sur Georges W.Bush II) ou "Girls' Best Friend" (une chanson sur les sex toys) suscitent des réactions pas très éloignées de l'hystérie quand les premières notes sont lâchées. Les titres se ressemblent beaucoup entre eux et tout cela devient un peu répétitif, mais cela ne semble gêner que très peu de monde. Ca boit, ça chante et ça transpire. C'est un vendredi soir et le week-end commence de façon bestiale au son des Datsuns.
Sébastien Delecroix
Sébastien Delecroix
|