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The Maccabees : Bilbao BBK Live, le jeudi 12 juillet 2012
The Maccabees ont sorti, en début d'année, un troisième album qui a cartonné en Angleterre. Avec Given To The Wild, les Britanniques commencent à s'imposer en Europe comme un groupe de référence. Au festival Bilbao BBK Live, ils étaient chargés de chauffer l'assistance avant Snow Patrol et The Cure. Sous le soleil d'Espagne, les bières ont volé pour rafraichir la foule.
Le set commence en douceur, comme beaucoup de leurs morceaux. Après une montée indiscernable, ?Child' gagne en puissance. The Maccabees se mettent petit à petit à l'aise, pendant que le public s'attaque tranquillement à ses litres de bières.Pendant une bonne partie du concert, le public écoute distraitement, les bavardages couvrant presque les mélodies. Le style indie délicat des compositions ne fait clairement pas le poids: quand les morceaux décollent, le public s'interrompt, sautille gentiment, danse mollement puis reprend le fil de sa conversation. Orlando Weeks fait pourtant des efforts, essaie de communiquer en espagnol, mais rien n'y fait.On est pris d'espoir quand ?Wall of Arms', chanson éponyme de l'album précédent, vire au trash avec une batterie électronique qui s'énerve, mais la réaction du public est négligeable. A six sur scène, ils parviennent péniblement à impliquer la foule, qui préfère jouer avec les énormes ballons de la compagnie aérienne Vueling. ?No Kind Words' a beau être prenante, ?Go' déchirante, c'est en vain. Arrive ?William Powers', plus enlevée, sur laquelle les "nananana" sont soutenus par des lumières stroboscopiques, sauf qu'en plein jour on remarque à peine ce détail.The Maccabees met tout en œuvre pour décrocher un regard. "First Love" part en vrille dès le départ, la voix traînante contrastant avec la cadence du morceau, et s'explose dans une fin brutale. La déferlante de break de batterie en intro de ?X-Ray' est timidement applaudie et les coups de caisse claire assenés ne trouvent aucun écho dans le public. C'est à ce moment que Félix White décide de prendre le relai pour motiver la foule – mais on n'entend absolument rien de son speech.Quand soudain, alors qu'on y croyait plus, le gimmick de ?Can You Give It' emporte le morceau! De là, le public commence enfin à se tourner vers la scène. Et sur l'intense ?Forever I've Known', certains s'emballent et balancent leur bière. ?Precious Time', extraite de leur premier album Colour It In, est même accueillie chaleureusement. Devant une foule plus clémente, Orlando Weeks en profite pour annoncer l'anniversaire de Will White, musicien de tournée au clavier. Un beau cadeau pour ses 24 ans puisque c'est apparemment leur plus grosse date, d'après le chanteur.Le concert est désormais lancé, même si on approche de la fin. La foule applaudit spontanément sur ?Love You Better' qui sonne si désespérée. Elle sera suivie de la plus directe ?Pelican', avec la batterie décisive chargée de tenir un chant qui aime à s'égarer dans l'exploration de sentiments.On finit sur ?Grew Up At Mignight' et la voix d'Orlando nous parvient d'outre-tombe… Et la foule encourage les quatre guitaristes à accélérer leur chevauchée pour un final en grande pompe. Après une heure de combat, The Maccabees peuvent s'estimer victorieux.Agnès Bayou
Alexandre Blomme
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