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The Wombats : Le Trianon, Paris, 27 mai 2011
The Wombats savent se faire désirer ! Ca faisait déjà quatre ans qu’on attendait la sortie de ce deuxième album, This Modern Glitch !
Et depuis le temps qu’on attend de les revoir sur scène, la date n’a cessé d’être décalée, tenant tous les fans en haleine jusqu’à mai 2011 ! Le jour enfin arrivé, le public est présent. Après cette belle journée ensoleillée, tout le monde est serein : on sait qu’on va passer une bonne soirée. Le trio démarre sur les chapeaux de roues et dès ‘Our Perfect Disease’, on a l’impression que le sol va craquer tellement le public est excité ! Ils enchaînent sans peur et sans reproche sur ‘Kill The Director’ et font chanter la foule qui est déjà à bloc : « This is no Bridget Jones »… On pourrait aisément penser que The Wombats ont lâché leur botte secrète trop tôt, mais l’ambiance ne retombe pas de tout le concert. Si le nouvel album paraît moins énergique que A Guide To Love, Loss & Desperation, on sent que The Wombats ont travaillé les arrangements pour rendre un concert cohérent. Autant ‘Jump Into The Fog’ est extrêmement calme sur l’album, autant le trio arrive à secouer la fosse - apparemment le retard accumulé sur la sortie de l’album a laissé le temps aux fans de se familiariser avec les singles. Pendant tout le concert, la foule applaudit dès qu’elle le peut, reprend les chœurs, hurle les refrains, et Tord prend des airs de petit démon à sauter d’un coin à l’autre de la scène en roulant des yeux. Au final, le set ressemble à des montagnes russes, sûrement un miroir du cocktail d’émotions contradictoires que Matthew, à la coupe de cheveux digne d’un doux dingue, ressent sur Techo Fan. Les filles sont déjà sur les épaules des garçons et les Wombats balancent leur plus ancienne chanson, ‘Backfire At The Disco’. La foule est alors en délire, et se lance dans une acclamation sous forme d’hymne de foot… on remarque alors que beaucoup de leurs compatriotes sont présents pour les soutenir. Petit détour sur This Modern Glitch avec ‘1996’, et on repart sur Moving New-York – ça c’est sûr, The Wombats, ça déménage ! Le rappel sera tout aussi fort en émotions avec les (réels) briquets qui s’allument et se balancent sur ‘Tokyo (Vampire & Wolves)’, rapidement suivi par le désormais légendaire ‘Let’s Dance to Joy Division’, qui permet un bouquet final explosif : Matthew et Tord s’offrent même un petit bain de foule pour couronner la soirée. Le concert aura été très court, une heure à peine, mais une heure intense et parfaite pour réellement se laisser aller sans ressentir aucun temps mort.
Agnès Bayou
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