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Tumi & The Volume : Printemps de Bourges 2008
Une session pleine de petits bonheurs et de grands plaisirs pour cette dernière soirée au 22° Est. Après le hip-hop free-jazz de Pete Philly, la soul-reggae bouleversante de Nneka, voici le hip-hop à la manière de The Roots, version Afrique du Sud. Et pour s’en occuper, on a fait appel aux énergiques Tumi & The Volume.
Tumi fait immédiatement penser à Cee-Lo de Gnarls Barkley. A la fois dans la corpulence et dans l’énergie créative. Son hip-hop est ici enrichi de nombreux rythmes de musiques africaines. Si on ne les entend pas toujours très clairement, on les sent dans l’influence des sons, dans l’énergie festive.
Le groupe qui vient de Johannesburg, constitué d’un guitariste, un bassiste et un batteur (une formation tout ce qu’il y a de classique) fait du hip-hop sans DJ, donc 100% musical. Cela donne un rap élancé, jazzy, un peu west coast dans l’énergie positive. Tumi fait une grande partie du spectacle. Son flow est tout simplement impressionnant. On se demande parfois si, à force de ne jamais reprendre son souffle, il ne va pas juste mourir sur scène. Pas du tout. Le MC n’est absolument pas épuisé et nous offre un rap ultra ciselé. Il danse en gardant un immense sourire vissé sur son visage. Il sautille et bat la mesure avec ses mains, prend des poses qui lui donnent l’air d’un surfeur australien.
Mais surtout, Tumi sait, mieux que personne, faire réagir le public. Plutôt que d’utiliser les sempiternels « make some noise » ou « put your hands in the air », il fait reprendre au public des refrains entiers ou lui demande de susurrer sensuellement des sons qu’il vient d’inventer.
Au bout de plus d’une heure de concert, le public, qui n’a cessé de danser, semble bien plus épuisé que Tumi, tout frais et dispo, presque prêt à remettre ça. That’s what I Call Good Hip-Hop!
Adeline Lajoinie
Lajoinie Adeline
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