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Adele : 19 ( Beggar's )
Que de douceurs nous aura apporté ce printemps ! Bénéficiant d’une couverture moindre que sa collègue Duffy, la douce Adèle est venue elle aussi souffler son vent frais sur la planète soul.
La jeune londonienne vient de souffler ses dix-neuf printemps (d’où le titre de l’album) et ses cinq ans d’écriture musicale. Elle aussi a du passer par la case internet et My Space pour se faire sa petite notoriété. Mais le talent n’attendant heureusement pas le nombre des années, il lui fallut peu de temps pour être découverte, signée et produite.
19 est un album dépouillé. C’est le moins qu’on puisse dire ! La demoiselle est auteur, compositeur et musicienne donc elle joue de sa guitare sèche ou de sa basse sur presque tous les morceaux. Ici ou là, on a rajouté de toutes petites touches de cordes (le London Orchestra joue discrètement sur Chasing Pavements), de piano ou de percussions. Mais la voix seule d’Adèle pourrait se suffire à elle-même. La demoiselle a ce timbre voilé mais toujours maitrisé qui fit les belles heures des divas soul. Malgré son jeune âge, Adèle a dans le ton, l’écriture comme la composition le talent assuré des grandes.
Jeune fille très nature, elle s’inspire de son quotidien pour écrire ses textes. Adèle chante sa vie (Daydreamer, First Love), son amour pour sa ville, Londres (Hometown Glory, à chialer, pourvu qu'on soit déjà un peu triste…) et, comme le registre le veut forcément, elle nous parle aussi de ses amours (Mel My Heart With Stone).
Aux morceaux les plus écrits, les plus composés, on préfèrera les acoustiques. Ceux qui semblent tout droit sorti du cœur. On croirait presque l’a voir chanter à côté de nous, guitare sur les genoux, quand on pousse le son de Best For Last ou de Crazy For You.
Il faut l’avouer, Adèle n’a rien d’une machine à tubes. Son disque est un tout. Un gâteau à douze parts presque égales qu’on a envie de manger jusqu’au bout, juste par gourmandise…
Adeline Lajoinie
Lajoinie Adeline
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