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Amanda Palmer : Who killed Amanda Palmer?...
Amanda Palmer

Amanda Palmer : Who killed Amanda Palmer? ( Roadrunner )

Impossible d’aborder le cas Amanda Palmer sans parler des Dresden Dolls, le duo qu’elle forme avec Brian Viglione et qui lui a entrouvert les portes de la gloire ; portes entre lesquelles elle se faufile aujourd’hui avec ce premier album en nom propre.

Et la première question – légitime – qu’on est en droit de se poser, c’est : quelle différence y a-t-il entre un album des Dolls et un projet solo de la principale compositrice du groupe ? Si la pomme ne tombe en effet pas très loin de l’arbre (le piano, omniprésent, assure logiquement la jonction), l’échappée solitaire ouvre de nouvelles perspectives à la chanteuse qui s’émancipe un temps du minimalisme piano/batterie des Dolls pour empiler les pistes en studio, conférant à certaines de ses compos un volume saisissant et inédit. L’influence de Ben Folds, co-producteur de l’album, est palpable.

Attifé de la sorte, Who killed Amanda Palmer? démarre en trombe ; d’un épique « Astronaut » en guise d’intro on passe rapidement à l’incroyable « Runs in the family », cavalcade psychiatrique striée de violons qui n’est pas sans rappeler « Girl Anachronism », un des premiers tubes des poupées teutonnes. Après une petite baisse de régime (un « Ampersand » trop policé auquel manque la spontanéité de ses interprétations live), l’univers d’Amanda Palmer se déroule tel du velours noir, sans froissement, osant ici quelques chœurs (« Blake says »), dévoilant par-ci quelques touches de guitares (le bien nommé « Guitar hero » qui convie le guitariste de Dead Kennedys à la fête), des nappes de synthé par-là (l’espiègle et réjouissant « Oasis »)… Sans oublier les ballades dépouillées qui firent sa réputation (« Have to drive », le neurasthénique « Strenght through music »).

Même sur des exercices plus périlleux – les envolées lyriques simili classiques de « What’s the use of wond’rin » en duo avec Anne Clark, autre multi instrumentiste de talent – elle finit toujours par retomber sur ses pieds. Et puis surtout, Amanda Palmer c’est avant tout cette voix, profonde et envoûtante, mimant la décadence et feignant la démence mieux que quiconque, qui se pare de mille atours tout au long du disque pour mieux s’approprier l’auditeur.

Une réussite totale qui prolonge avec brio l’œuvre de la chanteuse et son univers fascinant de cabaret gothique (au sens premier du terme : romantique et flamboyant).

Michael Rochette

Michael Rochette


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 Artiste
 Amanda Palmer


 Chronique(s) Date publication
 Amanda Palmer : Who killed Amanda Palmer? 17/09/2008


 News Date publication
 Amanda Palmer : en studio 06/04/2012
 Amanda Palmer en concert à Paris 21/10/2008


 Video(s) Titre
  Amanda Palmer : Amsterdam (Live version)
  Amanda Palmer : Mrs. O (Live version)
  Amanda Palmer : Look Mummy no hands (Liver version)



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