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Angie Stone : The Art of Love and War ( Universal )
Quand elle évoque son nouvel opus, Angie Stone parle de renaissance. Une triple renaissance, physique, artistique et émotionnelle, que l’on ressent des les premières modulations de sa voix. La diva de la nu-soul a pris en force (comme si cela était encore possible) et en émotion.
Depuis quelques années et après la sortie de son Very best Of il y a deux ans, la belle avait l’impression d’être coincée à un échelon, impossible d’atteindre le sommet de son art. Elle signe alors avec Stax Records, le mythique label d’Otis Redding et Isaac Hayes qui, à l’instar de la Motown, renait de ses cendres au début des années 2000. L’ancienne égérie de Lenny Kravitz ou Prince trouve alors une nouvelle famille musicale et travaille avec acharnement sur ce nouveau disque avec le boss de Stax, Collin Stanback. Elle explique : « Collin m’a fait avancer. « Assez Bien » c’est n’était pas suffisant. Il m’a encouragé à aller là où il savait que j’étais capable d’aller. Et même « bien » n’était pas acceptable. » On n’a pas de mal à la croire quand on entend le merveilleux gospel de Go Back To Your Life ou These Are The Reasons, où sa voix se fait douceur et miel ensoleillé.
Il y a également énormément de vie et d’énergie dans The Art of love and War. Car à 46 ans, Angie Stone revit au premier sens du terme. L’année dernière, une grave crise cardiaque a bien failli mettre un terme définitif à sa carrière. C’était sans compter sur son caractère bien trempé. Happy Being Me, qui invite pour l’occasion le joyeux harmonica de Stevie Wonder, est le premier morceau qu’elle a écrit lors de sa convalescence. Toujours aussi combative, elle signe My People, introduit pas un discours militant de Duke Ellington. Sur un groove ultra entrainant, elle confirme son engagement pour une communauté dont elle est extrêmement fière. Se faisant tour à tour amoureuse(Baby), dansante (Play With It), lascive (Pop Pop), Angie Stone nous confirme qu’elle est une artiste aux multiples facettes, toutes plus brillantes les unes que les autres. Auteur de 90% des textes de cet album, elle a également décidé que le piano en serait le fil rouge et démontre à nouveau qu’elle mérite la couronne de diva.
Adeline Lajoinie
Lajoinie Adeline
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