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Arielle Dombasle: Diva Latina
Arielle Dombasle

Arielle Dombasle: Diva Latina

Si l’on savait déjà que la belle Arielle chantait espagnol couramment, ce nouvel album nous éclaire sur ses goûts hétéroclites et son vrai statut de diva latine.

Arielle Dombasle a toujours été une artiste à plusieurs facettes. Actrice de cinéma reconnue, elle s’est également révélée être une chanteuse lyrique, un réalisatrice et une scénariste à succès. Mais, ces dernières années, c’est surtout du côté du théâtre et de la musique que l’ex-femme de Bernard-Henri Lévy a déployé tout son talent. Pétillante et raffinée, elle enchaîne depuis 2000 les très bonnes ventes. Extase, Liberta, Amor, Amor et C’est si bon, ses albums de variétés internationales, sont tous devenus des disques d’or (de platine pour Amor, Amor). Du côté de la reconnaissance critique, c’est avec Glamour à mort qu’elle plaît enfin unanimement aux journalistes musicaux, en 2009. Il faut dire qu’Arielle s’est offert, pour l’occasion, des collaborateurs de luxe : Katerine signe la plupart des paroles et des musiques, Gonzales réalise les arrangements et Renaud Létang s’occupe de la coréalisation et du mix.  L’ambiance pop et décalée de ce cinquième opus plut énormément. Mais Arielle n’est pas le genre d’artiste à s’endormir sur ses lauriers. Après avoir contribué à un album de Chansons probables sur des textes de Boris Vian, elle se re-tourne aujourd’hui vers ses premières amours. C’est dans les souvenirs de la petite-fille d’un ambassadeur de France qui a grandit au Mexique qu’elle a décidé de piocher ici. La belle polyglotte chante tout en espagnol sur Diva latina. Et propose en douze titres toute la palette de ses goûts musicaux aussi éclectiques que populaires en matière de musiques « latines ». Ici, que de grands classiques, retravaillés avec son producteur Dave Clarks, mélangeant rythmes originaux de cha cha cha, guïro, cajon, cuadro, charango, marimba ou el son cubain, avec une petite touche moderne d’électro et de salsa swing.  Un seul inédit, la bossa Salvaje Corazon de Daven Keller. Sinon, les tubes réinterprétés qui parleront à tout le monde. Du côté du très connu et européen, il y a ce Hijo de la luna de Meccano, le Porque te vas, rabâché pendant les cours d’espagnol au collège, une très étonnante reprise du Mambo 5 de Louis Bega ou le Pata pata de Miriam Mekaba, en duo inédit avec un rappeur du 113, le très africain Mokobé. Aucun des artistes repris n’est présent, en dehors des musiciens de la Mano Negra, venus prêter main forte sur Mala Vida. Mais là où la diva excelle vraiment (car, parfois, les rajouts d’électro ne sont pas des plus heureux), c’est sur les grands standards : le Gopher Mambo d’Ima Sumac, où elle se fait mi sensuelle mi génialement loufoque. La Luz du groupe Chihuahua, sublime flamenco. Yo le decia, tendre ballade de Nilda Fernandez aux doux arrangements, mettant en avant son timbre de velours. Et, bien sûr, la diva prend toute son ampleur sur les hymnes tels cet Hasta Siempre grandiloquent. 

Adeline Lajoinie


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 Artiste
 Arielle Dombasle


 Chronique(s) Date publication
 Arielle Dombasle: Diva Latina 20/05/2011
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