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Asyl : Brûle, brûle, brûle… ( Because music )
Presque trois ans jours pour jours après la sortie de leur premier et excellent album « Petits cauchemars entre amis », Asyl est de retour avec « Brûle, brûle, brûle… » un opus qui sent bon la réunion marketing…
Ah la claque que nous nous sommes prise lorsqu’en 2006 nous avons découvert le premier cd des Asyl. Urgent, teigneux, avec un son post punk pêché en Angleterre chez le guitariste des Gang of four, Andy Gill. Hélas, il faut bien l’avouer, ces « Petits cauchemars entre amis » n’ont pas été le succès qu’on aurait aimé avoir malgré une flopée de concerts, festivals et premières parties et surtout une chouette collection de titres accrocheurs.
C’est donc avec une certaine curiosité que l’on découvre ce deuxième album, même si nous ne l’attendions plus vraiment. Premières notes avec « Côté sombre » qui ouvre l’album et c’est parti. On reconnaît tout de suite le son du groupe même si celui-ci semble plus sage, moins direct. Après avoir accompagné Daniel Darc sur sa dernière tournée, les musiciens d’Asyl semblent avoir encore gagné du galon et de l’assurance. Ca tourne sec et direct. En tout cas sur les deux premiers titres.
La suite est, hélas, faite de hauts et de bas. Si on admet que le premier single « Les dieux sont des rois » est particulièrement efficace, il faut bien admettre que cela a tendance à lorgner vers la formule à succès d’Indochine. La suite ne va pas en s’améliorant. La faute sûrement à la faiblesse des titres et la façon assez monotones de Mathieu Lescop de chanter des paroles assez insipides qui donnent l’impression qu’il n’y croit plus. Du coup, nous non plus et on finit par décrocher rapidement. Asyl se serait-il fait taper sur les doigts par son label pour nous sortir un album aussi consensuel très loin du brûlant premier album? Sûrement, car comment expliquer que l’album soit, par exemple, intégralement chanté en français ? Franchement, cela n’aide pas vraiment à faire du rock. On imagine les mêmes titres mais cette fois-ci chanté dans la langue des Clash, cela aurait une autre gueule car musicalement, rappelons le, c’est top.
Bon maintenant, tout n’est évidemment pas à jeter et c’est paradoxalement vers les titres les moins rock comme « Brûle, brûle, brûle », « Comme un glaçon » ou encore « Ne plus y penser » en duo avec Daniel Darc que finalement on ira se repaître. Un album un brin tièdasse à picorer sur Itune, en attendant les concerts que l’on image plus brûlant puisque c’est sur scène que le groupe prend toute sa splendeur.
Frédéric Fahy
Frédéric Fahy
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