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Badly Drawn Boy : One plus One is one ( Beggar's )
Avec sa dégaine toute droite sortie d'un caniveau, sa barbe de quinze jours et son bonnet tricoté main, Damon Gough, aka Badly Drawn Boy, revient traîner ses guêtres du côté de nos bacs à disques
Avec sa dégaine toute droite sortie d'un caniveau, sa barbe de quinze jours et son bonnet tricoté main, Damon Gough, aka Badly Drawn Boy, revient traîner ses guêtres du côté de nos bacs à disques.Avec One plus one is one, il nous pose une équation à une inconnue, une équation à son image : simple mais imprévisible. Gough s'est il retrouvé alors qu'il semblait s'être perdu dans un univers pailleté et trop produit pour lui. On l'avait en effet quitté il y a deux ans, alors qu'il flirtait avec les étoiles hollywoodiennes et signait la bande originale du navet "About a boy". Un album également cette année là, Have you fed the fish, qui loin d'être mauvais, se trouvait être décevant après le sublimissime The hour of the Bewilderbeast.« Back to being who I was before », c'est avec cette phrase lourde de signification que le Badly drawn Boy ouvre son nouvel opus. Un retour aux sources donc pour le Mancunien, un retour à la simplicité, à un charme dénué de toute fioriture.La guitare acoustique est omniprésente, ponctuée de flûtes (un peu) et de piano (beaucoup) ; La musique de one plus one is one vous touche dans ce que vous avez de plus pur et de plus naïf en vous.La dimension folk de cette oeuvre est exaltée sur Four leaf cover, ballade linéaire, épurée, quasi lo-fi qui se transforme au bout d'une minute en pur moment d'extase sous l'impulsion d"un piano swinguant et d'une guitare enjouée. C'est cette alternance, de couches musicales plus sobres les unes que les autres qui donnent toute sa profondeur à la musique du garçon mal dessiné et en font sa marque de fabrique. Que dire alors de Logic of a friend sublime de lyrisme ou de This is that new song qui nous plonge dans un univers doux et mélodieux bercé d'amertume.Face à ces quatorzes titres, toute résistance semble illusoire. Vous succomberez, n'en doutez pas.
Damien Morot
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