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Barbara Carlotti : Les lys brisés ( Beggar's )
On a failli se faire avoir ! Entre les timbres techniquement justes (mais terriblement chiants…) des Star Ac (ou ex Star Ac) et les actrices aux organes vocaux limités, on avait finalement presque oublié ce qu’était qu’une vraie voix. Vous savez, quelque chose de consistant, avec du vécu, avec de la classe aussi… enfin un truc qui ne pue pas le marketing quoi. Heureusement pour nous, voici Barbara Carlotti qui remet les pendules à l’heure.
Parce que la première chose que l’on remarque en écoutant les premières minutes de ce « Lys brisé », c’est bien la voix chaude, parfois jazzy, toujours sexy de Barbara Carlotti, une voix à la fois si simple et si juste, une voix qui se sent sûre d’elle. D’ailleurs c’est elle qui le dit : « Qu’il pleuve sur moi si je chante faux/je chante même quand il fait beau/je n’ai pas peur des aléas/de la météo sur ma voix ». On se retrouve aussi happé d’un coup quelque part dans les années 60 ou 70 avec le chaînon manquant entre Nico et Françoise Hardy. On se ballade aussi à Tunis (ou il pleut) ou au festival de Cannes, mais loin des paparazzi bien sûr, tout habillé de blanc à bord d’une Bentley. Nous sommes bien loin aussi des petits tracas quotidiens de Bénabar ou des énumérations de Vincent Delerm au cas où nous aurions voulu la ranger au rayon « nouvelle chanson française ». Preuve d’une certaine élégance, elle est aussi la première artiste française à signer chez 4AD.Bref vous l’avez compris, cette chanteuse au nom de cantatrice (elle a effleuré aussi du classique paraît-il), nous transporte dans un univers majestueux qui nous promet un été merveilleux.
Frédéric Fahy
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