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Britney Spears : Blackout ( Sony/BMG )
Après maintes frasques, toutes allègrement relatées par les médias, Brtiney Spears revient avec un cinquième album studio, auquel on prédit déjà un succès foudroyant.
Ces derniers temps, la jeune star s’est rasée le crâne, a effectué plusieurs séjours en centre de désintoxication, a connu un divorce acrimonieux, a perdu la garde de ses enfants et a violemment attaqué la voiture d’un photographe. De plus, elle a développé la fâcheuse habitude de sortir sans petites culottes, ce qui lui a régulièrement valu d’occuper la une des journaux à scandale sous le titre « Oops!... I Did It Again ».
Bref, depuis quatre ans, Britney Spears défraie la chronique pour tout sauf sa musique. Les difficultés personnelles de la chanteuse de 25 ans, et une prestation jugée désastreuse - avec un playback qui n'était pas synchronisé et une chorégraphie pathétique- en ouverture des MTV Video Music Awards en septembre de cette année, avaient conduit de nombreux critiques à annoncer prématurément la fin de sa carrière. Détrompez-vous !
Revoilà Britney avec un opus cohérent, mûr et plus dense musicalement parlant. La petite puritaine ingénue tombe le masque. Finies les allusions coquines et les danses suggestives, Mademoiselle Spears donne désormais dans l’explicite et navigue entre pop, hip hop, électro et new wave. Doté de douze titres, "Blackout" s'ouvre avec "Gimme More", déjà en tête des ventes aux États-Unis. Pour produire le sulfureux single, la chanteuse a fait apperl à Nate « Danjahandz » Hills, bras droit de Timbaland, dont on reconnaît instantanément la patte si identifiable. L’album inclut également des collaborations avec les producteurs Bloodshy & Avant ("Piece Of Me", "Toy Soldier", "Freakshow", "Radar") et Kara DioGuardi ("Heaven And Earth"). Côté écriture, Britney s’est entourée de T-Pain et de deux autres auteurs sur "Hot As Ice". Pharrell Williams quant à lui, a composé, coproduit et chante aux côtés de la jeune artiste sur le dernier morceau de l’album, "Why Should I Be Sad".
Ces douze morceaux, parfaitement formatés pour les clubs, sont portés par une production impeccable et non par la performance de la chanteuse, effacée derrière une instrumentation saturée. Sur certains titres dansants et énergiques, ("Piece of me", "Radar", "Freakshow" "Get Back"), la voix robotique de Britney se noie dans la jungle sonore électronique. Ce chant déshumanisé combiné au déploiement des talents des nombreux producteurs présents sur le disque posent la question de l'implication réelle de Britney Spears.
Éloïse Bouton
Eloîse Bouton
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