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Buck 65

Buck 65 : Nouveau Casino, le 12 avril 2011

20 ans après ses débuts, le rappeur canadien Buck 65 est toujours aussi fringant, barré, fougueux… Et danse toujours aussi mal. Pour notre plus grand plaisir !

Il a pris quelques cheveux blancs, quelques mini-rides mais Buck 65 a toujours autant de charme et de magnétisme sur scène. Dans un Nouveau Casino blindé à bloc et sold out, le canadien arrive sur scène nonchalamment, chemise à carreau rouge de trappeur, jean blanc et casquette vissée sur la tête. Un look de post-ado ricain chasseur d’ours assez intéressant ! Sur scène, comme toujours, pas grand monde pour l’accompagner. Ses platines, son lap top et sa MPC posés sur un table à côté des micros. Et, petite nouveauté à l’occasion de la tournée de son album 20 Odd Years, une fille. Pas n’importe quelle fille, une amie canadienne, Marnie Herald, une immense gigue (oui, Buck, on t’a grillé à te mettre sur la pointe des pieds pour chanter à sa hauteur), sculpturale blonde aux cheveux longs, au physique de déesse et à la voix de cristal. Un timbre qui jure forcément avec la voix toujours plus rocailleuse du rappeur, accentuant sur chaque titre la magie de cette combinaison vocale improbable.

Le show débute alors avec un étrange sample sépulcral, mélange de dialogues de films d’horreur (?!?) et d’étranges cacophonies, que Buck écoute les yeux rivés sur le sol, mains dans les poches. Puis il enchaine sans préambule avec le 1er titre de son dernier opus, Superstars Don’t Love, hommage appuyé à Michaël Jackson. Contrairement à certaines de ces anciennes habitudes, ici Richard ne parlera presque jamais au public pendant l’heure et demi de concert. Ultra concentré, notamment su ses textes qu’il a devant lui, posés sur un tabouret, le Mc au début mitraillette ne se répand plus en petites blagues pinces sans rire. Mais, au final, c’est son corps qui parle pour lui. Car, on ne le savait pas vraiment mais Buck 65 est un grand danseur. Un grand danseur de l’inconcevable. Mains, bras et jambes partent dans tous les sens, on croirait voir un enfant un peu dinguo ou un mélange de Carlton du Prince de Bel Air dansant sur It’s Not Unusual et d’un métalleux qui se serait mis à la hardtech. Dés les 1ères notes arrivent les 1ers pas de danse, irrésistibles, drôllisime, exécutés par un Buck toujours aussi impassible. Marnie, sa chanteuse-choriste, restera à ses côtés pendant presque tous le show, reprenant les parties chantés des multiples invités de 20 Odd Years. Si beaucoup de ses passages apportent surtout une note plus mélodique à ce génial foutoir atonique qu’est la musique de Buck, c’est quand ils chantent vraiment à deux que l’intérêt de cette voix supplémentaire saute aux oreilles. Comme sur ce sublime Who By Fire, interprété à deux voix sur le même micro puis, tout de suite après, un Drawing Curtains (initialement interprétée avec son ex french girlfriend Claire Berest), moment de sensualité ultime qui nous laisse le souffle coupé.

S’enchainent alors principalement les morceaux de son dernier album, de l’hilarant BCC, durant lequel Marnie a du mal à garder son sérieux face aux gesticulations d’un Buck déchainé au très rock Zombie Delight pendant lequel le rappeur montre qu’il sait aussi danser comme un zombie, en passant par le tout doux Paper Airplane, le très pop Stop et ce morceau mi français-mi anglais Final Approach. On avait susurré qu’il y aurait un invité surprise. Et c’est finalement Olivia Ruiz (elle aussi avec un papier à la main sur lequel étaient écrites ses paroles, décidemment, pas de mémoire, ces artistes), très flamenco, suivant les impossible pas de danse de son ami Buck, qui monte sur scène en milieu de show pour son Tears Of Your Heart. La première partie du concert se termine avec un désormais incontournable Wicked or Weird, réinterprété sur un morceau de piano classique. Pour le rappel – et pour le plus grand plaisir de son public, Buck revient seul et offre certains de ses meilleurs anciens titres, avec l’énergie galvanisante qu’on lui connait. C’est en sueur mais visiblement heureux (difficile de déchiffrer son visage volontairement fermé) qu’il nous laisse, ravis, une nouvelle fois.

Adeline Lajoinie

Lajoinie Adeline


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 Artiste
 Buck 65


 Chronique(s) Date publication
 Buck 65 : Nouveau Casino, le 12 avril 2011 15/04/2011
 Buck 65 : 20 Odd Years 01/02/2011


 News Date publication
 Generiq, deuxième édition 20/12/2007


 Aftershow(s) Date publication
 Buck 65: Nouveau Casino, le 12 avril 2011 15/04/2011


 Interview(s) Date publication
 Interview de "Buck 65" 28/04/2008



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