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David Guetta : Nothing But The Beat
Allez, on lève les bras en l’air, on frappe fort fort dans ses mains et on bouge son boule sur le dancefloor. Parce que le dernier Guetta est arrivé, bourré de tubes, inécoutable autre part qu’en soirée, mais efficace et calibré radio comme il faut.
On ne va pas vous mentir, inutile de vous prendre en traître, en 2011, comme en 2010, vous allez manger du Guetta à toutes les sauces, toutes les heures de la journée, dans la voiture, sur les portables des gamins dans le bus, le métro, au sein de votre magasin préféré, à la télé et bien entendu, à toutes les fêtes auxquels vous assisterez. Ce DJ-là (qui est plus un producteur en vérité) est un incontournable du tout festif. Alors il ne faut pas trop être sensible des tympans, habituée des migraines ni fan de grande musique. Ici, on est dans le clairement commercial, populaire, qui bastonne et explose tout sur son passage.
Ce postulat énoncé, l’on peut commencer à s’intéresser à la musique du tout gentil David, qui sourit tout le temps et fait des cœurs avec ses mains tout au long de ses concerts (cf. notre chronique aux Vieilles Charrues).
Si vous connaissez déjà l’animal (en même temps, si vous n’avez pas échoué sur une île déserte ces 5 dernières années, impossible d’être passé à côté), vous trouverez forcément que Nothing But The Beat ressemble comme deux gouttes d’eau à One Love, son opus précédent. Normal, il a pris les mêmes et a recommencé. Les mêmes beats, un peu plus élaborés, il faut le reconnaître, mais toujours aussi électro mainstream, tendance dance. Les mêmes invités prestigieux aussi. Alors, pas les mêmes noms, mais ça reste dans la même famille de VIP de la musique. Vous comptiez découvrir de nouveaux talents ? C’est raté ! La moins connue est la belle australienne Sia de Zero 7, qui offre d’ailleurs un Titanium très original et un peu plus pop que le reste. On retrouve donc les potes de l’artiste français comme Akon (sur un Crank It Up assez mélodieux et un peu ragga) ou Will.i.am (bien peu inspiré sur le vocodé Nothing Really Matters).
Les très mauvaises surprises viennent des filles, Jessie J se gâchant sur le très club Repeat, Jennifer Hudson nous saoulant avec son inaudible Night Of Your Life et Nicki Minaj qui s’égosille sur Turn Me On. On passera sur le Sweat de Snoop Dogg, qui donne un peu envie de pleurer aux fans et on préférera se concentrer sur les autres stars du milieu hip-hop-soul. Usher prête sa voix à un Without You spatial et un peu 90’s, très agréable. Tubes ultimes, les duos Flo Rida & Nicki Minaj d’un côté (Where Them Girls At), Taio Cruz & Ludacris de l’autre (Little Bad Girl) sont imparables et il serait bien hasardeux de parier qu’on ne bougera jamais la tête dessus. Mais la véritable pépite, tant au niveau de la composition, toute rythmique et ultra rapide, que de la performance des invités (Timbaland & Dev), c’est le génial I Just Wanna F. Pour la 1ère fois, David Guetta fait dans le sulfureux et touche du (petit) doigt des prods à la The Neptunes.
Adeline Lajoinie
Lajoinie Adeline
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