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Editors : The back room ( Pias )
A l'occasion de la ressortie du premier album d'Editors accompagné d'un Dvd, retour de cette chronique parue lors de la sortie...
Editors seraient-ils la réponse anglaise à d'Interpol ? L'Angleterre voudrait-elle reprendre possession de la new wave des années 80 ? On peut se poser la question à l'écoute du premier album des Editors. Mais force est de constater que si le groupe new yorkais a manqué de personnalité sur leur premier album, les Anglais ne tombent pas dans le plagiat avec ce premier opus. Certes, les fantômes des Chameleons, Joy Division et d'Echo and the Bunnymen hantent la «back room ». Une musique sans chichi, sans faux artifices, où chaque instrument a sa place sans empiéter sur celle de son voisin. Le groupe est composé de quatre membres, il n'en faut pas plus pas moins. Le rock, c'est simple comme l'alchimie d'une voix, d'une guitare, d'une basse et d'une batterie.Les mélodies du groupe nous permettent de visiter en toute confiance leur chambre noire, la voix de Tom Smith, sombre et mélancolique, arrivant à nous éclairer.Le morceau « Blood » sent à plein nez la chanson dont on aime apprendre les paroles par coeur. La perfection est presque atteinte avec « Fall ». On peut regretter seulement que l'interprétation vocale ne s'y envole pas plus. Le refrain de « Fingers in the factories » semble sortir tout droit d'un morceau de Lotus Eaters. Mais qui se rappelle de ce groupe ? Quant à « Bullets », il mélange à la perfection les mélodies de Maximo Parks et le riff de guitare de Bloc Party. Que demande le peuple ?Futur groupe d'un futur moment, on ne l'espère pas pour Editors. Cet album surprend dès la première écoute. On peut évidemment trouver que les chansons du groupe ont déjà été entendues des centaines de fois, tellement on y trouve de références, mais bon, Editors nous les voyons devenir grands, célèbres, adorés de toutes et de tous. On peut rêver non ?Mélancolies, pop et romantisme n'avaient pas fait aussi bon ménage depuis longtemps. Le bonheur s'est simple comme un premier album des Editors.
Xavier Moretau
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