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Guillaume Cantillon : Des ballons rouges ( 5/7 )
Partir en solo quand on rencontre enfin la reconnaissance (méritée) en groupe, un exercice risqué et un peu mégalo ? Certainement pas pour Guillaume Cantillon, le chanteur de Kaolin.
A 36 ans et après le succès du troisième opus du groupe « Mélanger les couleurs » (plus de 100 000 copies vendues), l’auteur-compositeur auvergnat s’offre une escapade solitaire le temps d’un album lumineux et léger. Solitaire… mais bien accompagné puisque c’est la musicienne réalisatrice Edith Fambuena (Bashung, Daho) qui a poussé le guitariste autodidacte à l’aventure solo après avoir lu ses textes, et y a appliqué sa pâte.
Jolies surprises de ce début d’automne, ces douze balades poétiques simples, intimes, mais jamais impudiques, nous promènent dans la douceur de l’enfance, ses plaisirs volés au temps et ses blessures, tout comme ceux de l’amour, fil conducteur de ces mots posés sur des guitares aux sonorités folks mélodiques. Aux « c’était mieux avant » râleurs et sans saveur de certains, Guillaume Cantillon oppose un frais « C’était vachement bien !», juste et sensible. Le grand enfant aux « billes plein les poches et du sucre plein les lèvres » a donné la parole à ceux d’aujourd’hui (une classe de CE2 ) qui rêvent d’ « être un héros », pas « bluffeur » ni « vantard » et de rencontrer « une vraie héroïne »…
Les ballons rouges de Guillaume Cantillon s’envolent comme la lumière d’un doux soleil de fin d’été dans le soir, gorgé d’une chaleur rassurante et familière. Difficile de ne pas se sentir chez soi dans le bel univers de ce songwriter modeste, mais hors-pair.
Marie-Pierre Galinon
Marie-Pierre Galinon
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