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Katy Perry : Teenage Dream ( EMI )
La piquante Katy Perry nous refait une jolie crise d’ado tout en offrant une bonne dose de maturité à sa pop imparable.
KatyPerry, c’est un peu la peste de service qui a réussi sans jamais rien perdre de son côté frondeur. Son tout premier single Ur So Gay, en 2007, était déjà un joli pied de nez à un politiquement correct qui irritait la jeune rebelle californienne. A la manière d’une Madonna – qui aurait conservé sa chevelure d’ébène, elle, Katy Perry a toujours mis un point d’honneur à provoquer des scandales, par sa musique, ses attitudes dans ses clips et en public. C’est vraiment ce qu’on appelle un personnage ! Devenue une star internationale avec son I Kissed A Girl – qui a pris un malin plaisir à bien relancer les fantasmes saphiques de ces messieurs, en 2008, elle a construit son fond de commerce sur son effronterie. Une démarche qui fonctionne dans tous les sens : sa dernière tournée affichait complet, elle a vendu 5 millions de On Of The Boys dans le monde et est arrivée en tête du classement des 100 femmes les plus sexy du magazine Maxim au printemps dernier. Une diva dans toute sa splendeur.
Pourtant, celle qui aime tant se déguiser dans ses clips et sur scène avait tout d’un coup un grand besoin d’authenticité. Et où retrouve-t-on ce sentiment originel ? Sur les lieux de son enfance, bien entendu ! La belle a ressenti un besoin viscéral de retourner chez elle, à Santa Barbara, en Californie. Retrouver « la sensation de pureté de mon enfance », ses amis, sa famille ceux qui la connaissaient avant qu’elle devienne la superstar deux fois nominée aux Grammy Awards et pourchassée par la paparazzis. En toute discrétion, débarquant pour son plus grand bonheur « en studio sans maquillage », elle a alors construit un nouvel opus rayonnant de joie enfantine. Entourée de producteurs de renom tels que Max Martin, Tricky Stewart, Stargate, Dr. Luke et Greg Wells, Katy a enchainé les ballades plus intimistes et les titres calibrés pour faire danser et hurler en concert.
Son tout premier single, le très réussi California Gurls avec le grand Snoop Dogg en guest, témoigne de cette évolution. A vingt-cinq ans, cette artiste que le succès a forcé à grandir plus vite que les autres, sait définitivement ce qu’elle veut : s’amuser. Ne pas se prendre la tête tout en offrant à écouter une musique qui lui ressemble en tous points. Celle qui écrit elle-même tous ses titres propose ainsi des tubes pop-éléctro toujours super efficaces, un peu régressif ; où on l’imagine prendre sa revanche sur des rêves de cheer leader au collège (Teenage Dream, The One That Got Away, Last Friday Night (T.G.I.F.)), mais elle pousse également sa voix vers d’autres horizons (Firework, où ses aigus impressionnent), se la joue génialement Fergie (Peacock), se pose quelques secondes le temps d’une douce ballade (Pearl), qui monte forcément en puissance et se pose même des questions existentielles (Who Am I Living For ?). Une épreuve du 2nd opus passée haut la main !
Adeline Lajoinie
Lajoinie Adeline
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