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King Charles : Love Blood
King Charles

King Charles : Love Blood

Une choucroute capillaire à la Amy Winehouse et un look à figurer dans Mozart l'Opéra Rock: voici King Charles, troubadour pop venu du pays de Sa Majesté La Reine et du Burger King (dont le retour dans le Royaume de France constitue la principale source de préoccupation des 25-30ans). […]

[…] Heureusement pour lui, il possède suffisamment de talent pour ne pas avoir à faire couler son eyeliner dans une comédie musicale à la française.Sa rencontre avec Charlie Winston fût déterminante pour sa carrière. L'histoire ne dit pas si c'est un chapelier fou qui leur a servi d'entremetteur, mais les deux dandys se sont rencontrés, se sont plus, et celui qui avait du succès a aidé celui qui se lançait. Premières parties, et l'envie de rester. King Charles entend bien se faire repérer autrement que par son blase royal, et fait vite monter le buzz sur la toile, via les réseaux sociaux notamment. La hype est dans le coin, l'allure du jeune homme interpelle, les comparaisons foireuses sont lâchées (Mika? Quel rapport?), les chansons se répandent sur les vidéos mal filmées aux téléphones portables, et les chansons s'installent. Elles sortent en EP ou single, alimentent le buzz, pour finalement se retrouver à 11 sur LoveBlood, premier effort rempli d'une pop encore plus léchée que Bill Clinton.On s'aperçoit en effet dès les premières mesures que ça va poper dans tous les coins comme du maïs au micro-ondes. La chanson-titre "Love Blood" a le côté ensoleillé que la légende urbaine prétend inexistant à Londres. Les arrangements sont omniprésents pour accompagner la mélodie, et les chœurs féminins viennent encore enjoliver le tout sur le final. Petit bémol pour le fade out, cette technique consistant à achever le morceau par une descente de volume et souvent synonyme de manque d'idée sur comment finir une chanson. Heureusement les idées ne manquent pas par la suite, avec par exemple des cornemuses de sortie sur "Brightest Lights", chanson conjuguant ce côté exotique avec l'aspect folk de King Charles. C'est là toute la difficulté que peut rencontrer un souverain: rassembler et fédérer. Grâce à une production impeccable, il y parvient aisément, ne faisant de ces innovations que des apports légitimes et naturels. L'ensemble se permet donc de partir dans de nombreuses directions, mais en restant toujours d'une grande cohésion. King Charles tient son royaume d'une main de fer, et ne laisse pas ses sujets diverger. Son sujet préféré est d'ailleurs la gent féminine, très souvent abordée dans des textes consacrés aux relations et turpitudes amoureuses ("Bam Bam", la surprenante "Polar Bears"). Une damoiselle en particulier est évoquée, une certaine "Mississipi Isabel", qui se voit consacrée deux chansons, parmi les meilleures du disque qui plus est. "Never let a woman go / even when you know she can always be replaced" fait-elle chanter à King Charles sur la jolie "Love Lust". De promise la voici devenue muse. Espérons pour le roi qu'elle reste à sa cour le plus longtemps possible.

Sébastien Delecroix


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 Artiste
 King Charles


 Chronique(s) Date publication
 King Charles : Love Blood 07/05/2012


 Interview(s) Date publication
 Interview de "King Charles" 11/05/2012



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