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Lady Gaga : The Fame monster ( Universal )
En même pas 2 ans, cette hurluberlue s’est imposée comme une icône de la mode et de la pop-électro de la trempe d’une Madonna. Feu de paille ou pas, penchons-nous sur le cas Gaga…
Elle est américaine, est mille fois reconnaissable à ses tenues on ne peut plus extravagantes et à sa coiffure blonde géométrique, a un nom à rallonge (Stefani Joanne Angelina Germanotta) mais le monde entier la connait mieux sous celui de Lady Gaga. A seulement 23 ans, la jeune femme s’est forgée une image et une musique irrésistibles, qui ont conquis le cœur (et surtout le corps) de nombre de fans. Et si son histoire à succès ressemble, de loin, à un conte de fées, avec ses huit millions d'albums vendus et plus de 35 millions de singles numériques, de prés c’est plus proche du chemin de croix.
En effet, quand la jeune fille quitte, à 18 ans, son université de New York pour se consacrer à sa carrière musicale, elle est bien loin de s’attendre à ce qui va lui arriver ! En attendant de croiser le chemin d’un producteur, Stefani est serveuses dans des bars de strip-tease et gogo-danseuse. Un an plus tard, son rêve se réalise en la personne d’Antonio Reid qui lui signe un contrat chez Def Jam Records. Mais le big boss n’est pas vraiment super disponible et, faute de se faire entendre par qui que ce soit d’autre, la chanteuse perd son contrat au bout de trois mois. Qu’importe ! Si elle ne peut pas chanter elle-même, elle va écrire pour les autres. Dans le même temps, cette fan de Queen donne des spectacles burlesques teintés d’electro-dance et trouve son style. Un style qui fait mouche aux yeux d’Akon, qui la fait signer chez Interscope et la prend sous son aile.
Avec, déjà, une forte identité visuelle et vocale, Lady Gaga sort donc son tout 1er album, Fame, en 2008. Sa formule est simple : une voix vraiment puissante sur de l’éléctro-dance 90’s revisitée avec des beats et des flows urbains et quelques riffs de guitare. Un méli-mélo d’influences qui colle parfaitement avec son look totalement dingue, ultra sexys, à base de bottes ultra hautes et compensées et de bodys période Like A Virgin que la Ciccone elle-même n’aurait pas renié. Et, telle la madone, Lady Gaga appuie sa musique de shows ultra calibrés digne de vrais spectacles de cirque. S’il faut reconnaitre que les rythmes de The Fame n’ont rien d’exceptionnels et qu’on a déjà entendu ça chez Britney, T-Pain ou Kanye West, c’est bien la 1ère fois que tous ces styles musicaux sont réunis avec autant de force, comme sur Boys, Boys, Boys ou Paper Gangsta. Chacun de ses tubes devient alors un hit des dancefloors, à l’image de Poker Face, Beautiful, Dirty, Rich, Paparazzi ou Eh, Eh, (Nothing Else I Can Say). C’est ce qu’on appelle avoir trouvé le bon filon !
Adeline Lajoinie
Lajoinie Adeline
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