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Mayer Hawthorne : A Strange Arrangement...
Mayer Awthorne

Mayer Hawthorne : A Strange Arrangement ( Discograph )

La vieille soul a définitivement le vent en poupe. Mais les pontes de la Motown n’ont pas à se retourner dans leur tombe avec un petit jeune comme Mayer Hawthorne, qui arrive avec un son qui fleure bon les 60’s…

Ces derniers temps, les aficionados de la Motown et autres tubes de la Stax semblent se reproduire à vue d’œil. Bien sûr, du côté de ses demoiselle, on a eu la grande Amy Winehouse et son génial (mais malheureusement unique) Back To Black. Puis Adèle et Duffy ont suivi les traces de leur grande sœur. Mais ces messieurs ne comptaient pas rester sur la touche. Ainsi, Robin Thicke, Jamie Lidell puis Eli Paperboy Reed, Raphael Saadiq et Wayne Beckford sont venus nous rappeler que les tubes des années soixante resteraient à tout jamais éternels. Chacun dans leur style, ils ont su puiser dans cette époque l’énergie et la créativité qu’il leur fallait pour créer leur propre style. Et voici que débarque un nouveau fan de titres groovy et super love à la Isaac Hayes ou Curtis Mayfield : Mayer Hawthorne.

A 29 ans, Andrew Mayer Cohen a vécu tout le début de sa vie à Ann Harbor, dans le Michigan, à quelques lieux de Detroit. C’est dans la voiture de son papa que, gamin, il écoute ses premiers standards de la soul qu’il trouve alors les meilleurs du monde. En grandissant, sa passion ne se tarit pas, bien au contraire ! Il collectionne avec furie les vieux vinyles, chante dessus et tente alors de créer ses propres compositions. Il apprend alors tous les instruments, s'initie à l'art d'arranger ses morceaux et aux techniques d'enregistrement et devient un véritable auteur-compositeur. Il quitte alors ses terres natales pour courir vers celles de tous les artistes actuels et de tous les rêves : Los Angeles. Celui qui s’est également essayé à l’art du Deejaying et du rap fait alors un choix étonnant : il se tourne vers un rappeur mythique des années 2000, Peanut Butter Wolf.

Quand ce dernier écoute ses titres, il pense que l’on s’est foutu de lui. Qui ose lui faire réécouter ces vieux machins soul qu’il connait déjà. Quand il se rend compte que les titres sont des originaux, enregistré de nos jours, il n’en croit pas ses oreilles. Et quand il rencontre le Mayer Hawthorne en question, il est d’autant plus étonné de tomber sur un petit blanc au physique de premier de la classe. Enthousiasmé, il le signe sur son label Stones Throw, autre nom mythique du vrai bon rap des années quatre-vingt-dix / deux mille. Avec ses deux single, Just Ain't Gonna Work Out et Maybe So, Maybe No, il commence à se faire un petit nom et le poducteur anglais Gilles Peterson, tout comme le DJ-producteur Mark Ronson, ne cessent de chanter ses louanges à qui veut bien les entendre.

A l’heure du tout premier album, quels sont donc les atouts de Mayer ? Sa rythmique impeccable, qui est aussi précise que celle des tubes d’antan. Son timbre qui, sans être le plus perfectionné qui soit, suit parfaitement bien la mélodie. Et son mélange des genre : il peut se faire funky sur The Ills ou Maybe So, Maybe No, mélancolique sur A Strange Arrangement, sucré pour I Wish It Would Rain, offrir une tendre ballade avec Shiny & New ou se faire plus sensuel avec Just Ain't Work Out ou Green Eyed Love. Le seul petit souci c’est que, justement, à force de trop vouloir copier les originaux, on a un peu l’impression d’avoir déjà entendues chacune de ses chansons quelque part. Mais finalement, qu’importe, quand la musique est bonne, comme disait l’autre…

Adeline Lajoinie

Lajoinie Adeline


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 Artiste
 Mayer Awthorne


 Chronique(s) Date publication
 Mayer Hawthorne : A Strange Arrangement 04/06/2010



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