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OK Go : Of the blue colour of the sky ( EMI )
« Grpe rock origin. Chcgo, IL, cherche lot guitares cause perdu les siennes. Ech. contre coll. disqu. Prince pér. 80's, bcp servis ». Au label qui transmettra.
Alors oui, le groupe OK Go a perdu ses guitares – et son graphiste, qui devait être resté accroché à une des guitares – ces belles guitares qui avaient accouché naguère des riffs de "Don't ask me", "Here it goes again", "Do what you want" et de l'entame particulièrement tranchante de leur premier single : "Get over it".
Pour tout dire, on s'en doutait un peu il y a quelques mois lorsque le premier extrait officiel a été dévoilé : "WTF?" (c'est le titre, hein, pas la réaction des fans), mais on gardait encore espoir. Mais maintenant qu'on a l'album en main, c'est mort. Il ne reste plus qu'à faire le deuil du OK Go qu'on connaissait depuis 2003 et accueillir le OK Go millésime 2010, l'un des rares groupes qui n'aura pas attendu dix albums pour éventuellement penser à se renouveler, alors que tant d'autres s'entêtent à toujours creuser le même sillon au risque d'en épuiser prématurément la fertilité (hein Muse ?).
Exit – temporairement ? – ce rock indé à mi-chemin entre Fountains of Wayne et Weezer qui nous les avait rendus si sympathiques au premier abord, Damian Kulash et ses amis ont trouvé un studio et ont appris à s'en servir en appuyant un peu sur tous les boutons. De ces expérimentations de gamins aventureux sont ressorties ces sonorités vintages qui ne sont pas sans rappeler le Prince des années synth-pop, celui de "Kiss" et de "Purple Rain". Plus funky, plus électro – et donc nettement moins rock – Of the blue colour of the sky n'en porte pas moins la marque de fabrique de ses géniteurs : ses mélodies accrocheuses ; et ce quel que soit l'instrument sur lequel elles sont jouées.
Pour preuve le clip du deuxième single, "This Too Shall Pass", pour lequel ils n'ont pas hésité à faire rejouer le morceau par une… fanfare (on les verra aussi faire le tour des shows américains avec la même chanson, cette fois-ci en compagnie d'un chœur de gospel). Ce troisième album restera dans leur discographie comme celui de quatre gamins qui ont trouvé des nouveaux jouets, et donc tout excités de pouvoir s'amuser avec.
Michael Rochette
Michael Rochette
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