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Oasis : Dig Out Your Soul ( Pias )
Il fut une époque où dès qu'un frère Gallagher levait un sourcil (notre sérieux professionnel nous empêche de commenter la pilosité gallagherienne, mais le cœur y est), c'était l'émeute dans la presse musicale. Et les deux secoués d'Oasis ne se sont pas gênés pour faire parler d'eux : bagarres, vannes sur les confrères, dope, rehab, annulations, etc. De quoi faire passer Amy Winehouse pour une planplan la pantoufle.
Tout cela, c'était au siècle dernier. La vague des groupes garage combinée à une baisse d'inspiration (Noel aurait-il égaré son intégrale des Beatles ?) ont fait chuter la cote de popularité d'Oasis. Depuis 6-7 ans, le groupe de Manchester survit grâce à un noyau dur de fans, mais on sent que son âge d'or est révolu.
Et ce n'est pas avec ce septième album qu'on va assister au retour de la résurrection.
Certes Dig Out Your Soul sonne comme du Oasis et plaira aux fans de la première heure qui y trouveront leur compte de mélodies bien roulées et de couches de guitare… mais sur le fond, il laisse indifférent. Pourquoi se donner la peine de débiner ces chansons génériques d'Oasis, que les frangins ont sans doute composé dans leur sommeil ? On y trouve les mêmes guitares qu'en 1998 et les mêmes citations des Beatles (The Turning et sa conclusion en forme de Dear Prudence, To Be Where's There's Life est un clone de Here, There And Everywhere, I'm Outta Time, bel exercice en ballade lennonesque).
On n'ira pas jusqu'à dire qu'il s'agit du disque d'une brochette de vieux schnocks refusant d'évoluer, parce qu'au fond, on respecte le côté cabochard des Gallagher et leur envie de creuser leur sillon en se contretapant des modes. On aurait juste aimé que Noel et cie se remuent un peu les méninges, histoire de composer un ou deux singles mémorables et autres hymnes pop dont ils ont eu le secret.
Isabelle Chelley
Isabelle Chelley
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