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Pascal Sangla : Une petite pause
D’abord l’album, après la scène. Ce n’est pas du tout ce schéma classique qu’a suivi Pascal Sangla. Lui, le comédien-pianiste-chanteur, a préféré se balader quelques années avec divers spectacles avant de sortir un 1er opus de chanson française à images.
Il faut bien l’avouer, la chanson française est prise, depuis quelques années, d’une drôle de maladie : la fascination pour les petites choses du quotidien. Vincent Delerm et Bénabar en tête, cette nouvelle génération aime à chanter le gratin de courgettes ou la purée maison autant que le linge qui sèche chez la voisine et l’odeur du sous-bois. Que l’on aime ou pas, cette très forte tendance envahit petit à petit ce genre musical. Pascal Sangla n’a pas attendu cette mode pour proposer des spectacles autour de ses sentiments, de ses souvenirs. Pianiste, arrangeur d’émissions de radio, auteur-compositeur-interprète et comédien, il chante et joue depuis le début des années 2000 des spectacles réjouissants qui parle de lui et de tout ce que les autres lui inspirent. Tout a commencé en 2002 avec Premiers jours, un spectacle principalement instrumental. Puis, en 2003, Pascal a laissé défiler ses mots sur le spectacle Écumes.
Ces dernières années, c’est un spectacle qu’il a nommé Une petite pause qui a fait son succès dans des endroits aussi mythiques que Les Trois Baudets, Les Déchargeurs à Paris ou La Scène nationale de Bayonne, le Printemps de Bourges et autres festivals. Si vous n’avez pas eu la chance de le voir sur scène, aucune inquiétude, ce diplômé en Piano du conservatoire régional de Bayonne, sa ville natale et du conservatoire national supérieur d’Art Dramatique de Paris a finalement décidé de passer enfin sur disque. Une petite pause est donc, en 14 titres, la vie vue par le prisme de la poésie de tous les jours.
On trouve alors quelques joyeux délires comme Le plus beaux des trois ou ce Papillon blanc qui se fait tout à coup cajun puis cabaret. Mais beaucoup de ses histoires parlent à tout le monde. La dame pipi de la grande plage et son accordéon fait forcément sourire. Manèges revient sur l’enfance et l’absence avec beaucoup de finesse et de douceur. La création musicale est au cœur de ce 1er opus avec Une voix ou Avec mon piano. L’amour aussi avec L’air de pas y toucher, le déménagement et la renonciation sur 141 et l’on termine avec un Assis par terre qui rappelle, de loin, celui d’Alain Souchon. Un joli petit album cartes postales à écouter quand la télé est en panne…
Adeline Lajoinie
Lajoinie Adeline
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