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Sandrine Kiberlain : Coupés Bien Net et Bien Carré ( EMI )
Ecouter titres par titres « Coupés Bien Net et Bien Carré » de Sandrine Kiberlain c’est lors des trois premiers titres s’imaginer que cet album est destiné à sa mère pour les fêtes de Noël, un tiercé de chansons pop avec « Il Ose » sur une musique d’Etienne Daho, « Je t’Offre » sur une musique de Pierre Souchon ou « La Chanteuse » sur une musique de Mickael Furnon.
Des calibres qui enjolivent les textes de l’actrice chanteuse dans une autocritique de vie à tendance bonbon rose. Du travail bien fait qui n’offre pas matière à effrayer les épines du sapin. Le brushing de Michel Drucker ne sera pas balayé lors du passage de l’une de ces chansons à Vivement Dimanche.
Survient « Y en a Pas Un Pour Rattraper l’Autre » et le duo avec Camille Bazbaz (encore une pointure) et c’est bizarrement Elie et Jacno qui sautent aux oreilles. Les onomatopées ou les allitérations minimalistes trottent sur un titre obsédant et barré sur le mode ‘charnel’.
Le saut des pistes du tout venant, profite à la suite du disque : « A Tous les Etages » frugal et angélique est une bonne continuation, vient ensuite la chanson éponyme à la dénomination de l’album qui promet un bon moment de garçons coiffeurs ayant le sens du rythme (encore Bazbaz) sans oublier que l’idée d’une fille changeant de coiffure change aussi de vie : vaut ici.
La suite mélancolique et poignante plus acoustique permet enfin à la godiche d’oublier les formes pour le fond. De « Pluvieux » on se demande si les cordes ne tombent pas sur le piano d’Alain Lanty et il en va de même pour quelques autres titres mélancoliques disséminés à travers des chansons qui font sourire.
La conclusion très Jonazienne sur « Parlons Plutôt de Vous » prouve que Kiberlain est très bien comprise de ses amours initiaux déjà présent sur le premier opus, mais doit encore travailler sur ses nouvelles collaborations pour qu’ils (Daho, Furnon) collent aussi bien que les premiers à ses désirs d’émancipations.
Pierre Derensy
Pierre Derensy
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