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Sepultura : A-Lex
Sepultura

Sepultura : A-Lex

Ah, le ‘cas’ Sepultura. Jadis, grand très grand même groupe de metal, l’un des rares dans les années 90 a avoir réussir le doublet : réussite artistique ET commerciale, leur alors énorme popularité et les disques d’or (même en France !) de leur album-charnière ‘Roots’ pouvant témoigner. Sauf qu’aujourd’hui c’est une entité totalement moribonde, en soit pas plus mauvaise qu’une autre mais totalement écrasée par le poids de sa propre légende. Mais c’est surtout un groupe au sein duquel il ne reste aujourd’hui plus aucun membre d’origine…

Déjà qu’il ne s’était jamais vraiment relevé par le départ houleux de leur chanteur/guitariste Max Cavalera, (parti former Soulfly en 1997), lorsqu’on a appris en 2007 que son batteur de frère Igor jetait lui aussi l’éponge après un très exécrable ‘Dante XXI’, tout le monde s’attendait à ce que le guitariste soliste Andreas Kisser, devenu par la force des choses leur nouveau leader, décide de fermer la boutique une bonne fois pour toute. Mais non, contre toute attente, le groupe (ou ce qu’il en reste) à décidé envers et contre tous de continuer, d’abord en recrutant un inconnu pour remplacer papa Igor (aïe). Puis en décidant, après ‘L’Enfer’ de Dante, de s’approprier à nouveau un livre, ‘Orange Mécanique’ d’Anthony Burgess qui avait déjà inspiré le fameux film de Stanley Kubrick (re-aïe). Oui je sais : ‘Spinal Tap’ n’est plus loin…

Le pire est que ce ‘A-Lex’ n’est pas mauvais en soit. Bon, pour être sincère, on s’en fout de cette histoire de concept qui n’apparaît de toute façon jamais vraiment de façon tangible et musicalement, le tout bastonne assez sévère, dans un style thrash/hardcore assez proche de leur premier disque post-split d’avec Max Cavalera, ‘Against’ (1998). En fait, même si le tout un peu long (avions nous vraiment d’un disque de soixante minutes ?!), le tout aurait même pu donner furieusement envie d’envoyer quelques moulinets à droite et à gauche comme au bon vieux temps… Sauf qu’il y a ce foutu nom. Et que lorsque l’on s’appelle Sepultura, que l’on a pratiquement inventé le néo-metal après avoir complètement dévasté la scène thrash dans la première moitié des années 90 avec des albums tout simplement énormissimes, on a hélas pas le droit de salir sa propre légende comme cela avec des disques de seconde zone. Le plus triste dans toute cette histoire est qu’en lieu et place d’un grand groupe, on se retrouve donc aujourd’hui avec trois Titanic sur le devenir: un Cavalera Conspiracy qui aura laissé autant de trace dans la conscience collective que le rapport Attali, un Soulfly en perte de puissance et un Sepultura qui n’en est plus vraiment un. Alors Messieurs SVP, dépêchez-vous de vous rabibocher et d’effectuer une tournée de reformation avant que la réputation de tout le monde soit trop salie pour être blanchie…

Olivier Badin

Olivier Badin


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 Artiste
 Sepultura


 Chronique(s) Date publication
 Sepultura : A-Lex 23/01/2009



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