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The B-52’s : Funplex ( EMI )
Ca faisait plus de 16 ans que les fans attendaient ça ! Un nouvel album des B-52’s, qui plus est dans leur line up le plus complet (à l’exception du guitariste Ricky Wilson, décédé en 1985 du Sida) puisque son – lointain – prédécesseur, Good Stuff, accusait l’absence de Cindy Wilson, l’indispensable blonde, excusée à l’époque pour raison familiale.
C’est d’ailleurs autour de 1992 que le groupe d’Athens était définitivement passé sous les radars, voyant ses membres remonter de temps à autres à la surface pour des escapades solos (le supergroupe japonais NiNa pour Kate Pierson, le groupe Martini Ranch de l’acteur/chanteur Bill Paxton pour Cindy Wilson, deuxième album solo pour Fred Schneider et passage express chez Sophie Ellis-Bextor…) ou une reformation – complète ou partielle – à l’occasion d’une B.O. ou de la sortie d’un best of. Il faudra attendre 2007 pour que les quatre membres fondateurs ressentent le besoin impérieux de gonfler leur répertoire en vue de reprendre la route avec du matériel plus frais.
La question de la modernisation du son caractéristique des B-52’s sera laissée aux bons soins du guitariste Keith Strickland, très admiratif du retour réussi quelques années plus tôt d’une autre bande de vieux de la vieille, New Order, avec l’album Get Ready. Coproduit par Strickland et Steve Osborne (producteur du New Order susmentionné), Funplex s’avère au final être une honnête mise à jour du style des Athéniens – le petit grain de folie des débuts en moins. Des riffs de guitares bien festifs, un soupçon d’électro pour la caution moderne, et bien évidemment le trio de voix inimitables qui ont forgé la légende : Kate Pierson et Cindy Wilson et leurs vocalises d’un autre monde complétées des harangues triviales de Fred Schneider.
Bien qu’indubitablement nécessaire, ce dépoussiérage inscrit paradoxalement ce Funplex dans son époque lorsque la force du combo était jusqu’ici l’intemporalité de son style, conférant à des tubes comme « Rock Lobster », « Planet Claire » ou « Love Schack » le statut d’immortels. Même s’il a moins de chances de passer à la postérité, ça n’empêche pas ce nouvel album d’être une livraison plus qu’honorable de ce groupe mythique et inimitable.
Michael Rochette
Michael Rochette
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