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The Raconteurs : Consolers Of The Lonely ( Beggar's )
S'il y a une chose que Jack White déteste, c'est l'inactivité. Lorsqu'il n'enregistre pas un album des White Stripes ou ne joue pas les producteurs, il s'enferme dans un grenier avec une bande de vieux potes et compose un album dans la foulée, parce que bon, on n'est pas là pour se tourner les pouces. C'est ainsi qu'était né le premier album des Raconteurs, projet que l'increvable Jack a mis sur pied avec Brendan Benson, songwriter esthète et deux échappés des Greenhornes, groupe de rock garage distingué.
Après le carton du précédent (le tube "Steady As She Goes" aura accompagné notre été 2006), on ressent une petite appréhension en découvrant la suite. Et si les Raconteurs avaient perdu la recette de la chanson rouleau-compresseur avec le riff qui tue, là, oui, mmm, c'est bon ? Inutile de faire durer le suspense : la baisse de forme, ce n'est pas pour cette fois. On pardonne même à Mr. White la paire de titres plus dignes de figurer sur "Get Behind Me Satan" qu'ici (sonner comme les White Stripes n'est pas un défaut, mais ici, on est chez les Raconteurs).
A part ça, le reste est impeccable. Il y a des gros riffs musclés comme des guitaristes de bon hard chevelu, des mélodies au piano aussi simples qu'efficaces, du banjo et du violon pour le côté "oops, vous nous avez surpris en train de faire danser le village dans la grange", des clins d'œil à Led Zeppelin et des surprises comme "The Switch And The Spur" avec sa trompette qui ponctue un morceau à l'atmosphère envoutante, flirtant parfois avec le kitsch.
Au final, on se dit que tant qu'il aura des bouffées d'hyperactivité créative de ce calibre, on aime autant que Jack White s'enferme en studio plutôt qu'il fasse du macramé.
Isabelle Chelley
Isabelle Chelley
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