|
The Ting Tings : We Started Nothing ( Sony/BMG )
Agaçants ou accrocheurs ? C'est la question qu'on se pose à l'écoute de We Started Nothing, premier album des Ting Tings, le-duo-anglais-le-plus-hype-de-la-saison. La réponse ? Les deux. Katie White et son accolyte, Jules De Martino sont trop cools pour leur bien. Mais dès qu'ils se mettent en tête de faire danser la planète, hop, on se lève tous pour les Ting Tings, oui, même si on porte des après-skis en plomb.
L'histoire du tandem fort en décibels se résume en une phrase : être au bon endroit, au bon moment depuis ses débuts en 2006. Présent à Glastonbury, le festival anglais incontournable, l'un de ses morceaux a servi de bande son à une pub pour l'iPod. Si on ajoute à ça le soutien indéfectible du NME, on comprend pourquoi il faut se planquer dans une grotte en Afganistan pour échapper aux Ting Tings.
Mais on voit mal pourquoi on voudrait les éviter. Sans avoir inventé un nouveau genre, ils maîtrisent très bien l'électro pop énervée pour Lapins Duracel du dancefloor. Rythmes binaires, joyeuses explosions de guitares sur fond de claviers, voix de gamine tête à claques, chansons qu'on fredonne malgré soi (que celui qui ne répète pas "the drums, the drums" en chœur sur le refrain de Great DJ nous explique sa technique de grand maître zen), les Ting Tings évoquent en vrac les Chicks On Speed, Blondie et Madonna à ses débuts.
We Started Nothing est le genre de disque à consommer tout de suite dans l'euphorie de la découverte. Dans six mois, on aura probablement une overdose de That's Not My Name, tube imparable, comme Great DJ ou Fruit Machine. On remarquera les faiblesses d'autres titres ressemblant à de la pop eighties générique. Qu'importe. En attendant, on aura passé un excellent moment avec nos nouveaux potes les Ting Tings.
Isabelle Chelley
Isabelle Chelley
|