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The cure : The head on the door ( Universal )
A l\'occasion de ressortie de trois albums remasterisés avec une foule de bonus, retour sur l\'album de la consécration de The Cure : The head on the door sorti en 1985.
En 1985, The Cure redevient un groupe serein. Le bassiste Simon Gallup, qui fut un temps le frère ennemi de Robert Smith, est de retour au sein de ce que nous pourrions définir comme un gang.
Les erreurs du passé sont oubliées. Par le biais de ce nouvel opus « The head on the door », la formation anglaise est fin prête pour sa conquête du monde. Ce qui a été défini comme la « Cure mania » est en marche. Fort d\'un nouvel album, qui au dire du meneur comporte six ou sept styles différents, The Cure va devenir un temps le meilleur groupe au monde pour un nombre important d\'adolescents.
Robert Smith, les habits noirs ou gris, les cheveux en pétard, seront une partie intégrante de leur vie, de leur style de vie. Certains de ces adolescents maintenant adulte sont devenus, ce qu\'on nomme dans le langage courant, des adolescents retardés. « The head on the door » aurait-il les même vertus que le portrait de Dorian Gray ?
Cet album prouve que le chanteur et compositeur du groupe peut faire émerger de son esprit torturé des hits planétaires.
« In between days » qui ouvre l\'album en est la plus belle preuve. Vingt et un an après sa sortie, ce morceau nous donne encore envie de courir dans les rues, nous redonne le besoin de crier notre amour pour The Cure.
Pourtant cet album, s\'il marque le début de la grande popularité du groupe, il n\'est pas un album primordial dans l\'�uvre de ce dernier. Son importance réside surtout sur le fait qu\'il arrive au moment où le groupe mue, il change de peau afin de bien être dans cette dernière. Les compositions « pop » du groupe n\'effacent en rien les paroles surnaturelles de Robert Smith.
Le groupe signe le hit« Close to me », forme de comptine pour claustrophobe.Mr Smith semble heureux sur ce disque, il se permet même un pied de nez à Siouxsie Sioux, avec le morceau « Six different ways » qui semble être inspiré du « Swimming horse » des Banshees, groupe de la diva gothique.
Si cet album semble surprendre par le virage commercial que le groupe prend, il faut lui reconnaître qu\'il possède deux des plus beau morceaux du groupe « A night like this » et surtout le monumental «Sinking ».Il est amusant de découvrir par le biais du CD bonus, les maquettes qui ont été réalisées avant l\'enregistrement de cet album. « In between days » ressemble plus à une petite berceuse pour enfants sages, alors que la composition suivante « In wood » semble plutôt réservée pour des petits monstres. La façon de chanter de Robert Smith sur ces démos, est très différente de celle de l\'album, plus semblable aux vocalises faites sur « The top », malgré tout les versions du deuxième cd (celui des bonus) y gagnent en puissance.
Certains morceaux présents ici ne sont jamais sortis. Pour un morceau comme « Lime time » on le comprend et l\'on en remercie Robert Smith. S\'il avait pu l\'oublier de la réédition de « The head on the door », il aurait été un amour. Par contre, il est surprenant d\'écouter le morceau inédit « Mansolidgone ». Ce morceau ouvre les portes à un futur grand tube de The Cure, que sera « Why can\'t i be you ? ».
Mais ceci est une autre histoire...
Xavier Moretau
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