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William Baldé : On s’était dit… ( Warner Music )
Entre reggae, pop et soul, William Baldé traine son Rayon de soleil sur nos ondes depuis quelques années. Sourire aux lèvres, il revient avec un 2nd opus, toujours aussi lumineux.
Français d’origines guinéenne du côté de son papa peul et éthiopienne du côté de sa mère, élevé un temps au Sénégal, William Baldé a été bercé par la musique de Bob Marley. Un tel mélange de cultures ne pouvait cependant pas le cantonner dans un seul style musical. Et ce chanteur rayonnant n’a d’ailleurs jamais cédé à cette facilité qui aurait pu le faire devenir un chanteur de reggae. Non. Quand la musique s’empare du jeune William, il s’intéresse alors autant aux rythmes jamaïquains qu’aux textes d’Aznavour à la pop des Beatles, à la Soul de Stevie Wonder ou aux mélopées africaines d’Ali Farka Touré.
Le parisien d’adoption commence alors à balader son afro-soul dans l’endroit le plus fréquenté de la capitale : le métro. Un lieu de transition qui lui apprend beaucoup et qui le met à l’épreuve. Mais il en est sûr, il a choisit le bon chemin. Un premier passage par la case groupe en 1995 avec Yuba, qu’il fonde pour chanter aussi bien en wolof qu’en anglais, lui permet d’assurer les premières parties de Jamiroquai ou des Eagles. Il se décide alors à chanter ses propres textes, sur ses propres compositions en français. Son grand pote Christophe Maé lui fait profiter de sa notoriété fulgurante et l’emmène avec lui sur la route. Cinquante concerts et quelques 400 000 spectateurs plus tard, William est prêt à se lancer. Il sort en 2008 un premier opus, En corps étranger. Et son single Rayon de soleil cartonne tout l’été.
Fort de ce premier succès, le voici aujourd’hui avec un second album. On s’était dit partage une même énergie galvanisante avec En corps étranger. Mais l’on trouve ici une nouvelle richesse, toujours aussi chaleureuse. Seul titre en anglais et petit aparté en hommage à son idole Jimmy Cliff, The Harder They Come est une reprise d’une joie communicative. Ce que l’on retrouve sur des titres qui transpire le voyage à grosse gouttes, comme Au bout du monde ou L’étoffe. Son discours s’est également étoffer et les sujets sociaux sont légions. Cela commence par un joli clin d’œil à ses jeunes filles « fières et rebelles » qui vivent au quartier avec Little sista. Puis William aborde le thème de l’environnement à travers le prisme gouailleur d’un homme se moque gentiment de sa compagne 100% écolo (Volontaire). Et, même si la bonne humeur et la positivité restent de mise, cela n’empêche pas le chanteur d’aborder des thèmes plus graves comme la pauvreté (Sans-amis), l’exil (Compte à rebours) ou revenir sur l’avenir de l’Afrique (Il faut du temps).
Entre ballades pop et titres reggae dansant, William Baldé fait courrir son arc en ciel de couleurs musicales sur un 2nd opus réussi.
Adeline Lajoinie
Lajoinie Adeline
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