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Yelle: Safari Disco Club
Yelle

Yelle: Safari Disco Club

Cinq ans après le succès fulgurant de son tube Je veux te voir, l’espiègle Yelle ne se définit plus comme plus pop mais plutôt comme Safari disco club, toujours aussi décomplexée et eighties.

Rappelez-vous, nous étions en 2006. Internet déversait sur nous son lot de talents plus ou moins éphémères. Yelle, pur produit deMy Space avec son Je veux te voir (20 000 connexions en deux jours), réponse féministe bien sentie aux textes des rappeurs popeux de TTC, confirmait qu’elle était plus qu’un effet de mode, via son excellent album Pop-Up. Mélangeant avec bonheur électro des années 80, chant phrasé et goût du bon mot, la petite chipie assumait tout à fait la légèreté de ses textes. Et le revendiquait même. Invitant la terre entière à sa pyjama party, elle parlait de la tentation un peu naïve pour l’homosexualité féminine, de sa passion pour les sex toys, des petites poitrines très bien assumées ou de l’obsession pour la beauté plastique. L’égérie des fluokids a grandi sans changer et continue d’exploiter le même filon en affinant ses outils d’extraction des sons.  Son premier album avait été entièrement créé autour de Je veux te voir. Les autres chansons étant apparues « comme un bouton d’acné, chacune à leur tour, éparpillées », comme elle le soulignait elle-même. L’exploratrice de Safari Disco Club a appris de cette première expérience et l’écriture, comme les mélodies de ce nouveau projet, sont bien plus travaillées. L’on sent que la fine équipe a bien construit cet album. A savoir Julie Budet au chant et à l’écriture, Grand Marnier à l’écriture et à la composition et Tepr, (ex-membre d’Abstrackt Keal Agram) aux productions. Deux créateurs de mélodies, plutôt électroniques, mâtinées de sonorités très années 80, un couple qui écrit des textes à double lecture, parfois clairement légers, d’autre fois plus profonds si on ose s’y attarder et une chanteuse au timbre aigu presque enfantin et au débit maîtrisé. Le second album est souvent celui de la maturité. Yelle est « physiquement » plus femme, plus glamour. Mais son côté enfant reste omniprésent. Sur Comme une enfant, elle délire comme si elle avait toujours cinq ans. Et sur Je te veux, elle craque sur un mec en lui chantant : « tu es beau, tu es grand, tu es fascinant. T’as des chevaux, des poneys, faisons des enfants. » Il est énormément question de couples plus ou moins réussis sur ces onze titres : rupture imminente sur C’est pas une vie ou J’ai bu, amour adolescente entre deux étrangers via Physique Chimie. Mais les univers sont plus travaillés et hétéroclites que sur Pop-Up,comme sur le sombre La musique, l’absurde et spatial Le grand saut, le futuristique Unillusion ou l’hypnotique S’éteint le soleil. Du pur Yelle. En mieux.  

Adeline Lajoinie


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 Artiste
 Yelle


 Chronique(s) Date publication
 Yelle : Safari Disco Club 13/05/2011
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 News Date publication
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 Yelle : Solidays, 6 juillet 2008 14/07/2008



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